L’entraînement intermittent à haute intensité : une solution pour la communauté étudiante en fin de session

Par Marianne Myre Bourgault

Comment optimiser son temps entre les cours, le travail et l’étude? Adopté par de nombreux athlètes d’élite et plus récemment, la population générale, l’entraînement par intervalles de haute intensité ou high intensity interval training (HIIT) est très accessible et permet d’amener une élévation importante du métabolisme et de brûler davantage de calories, même au repos.

Un entraînement accessible

La quantité recommandée d’activité physique par semaine est de 150 minutes d’activité à intensité modérée. Le principe du HIIT est bien simple, quelques répétitions de périodes d’effort intense entrecoupées de périodes de récupération permettant de s’entraîner plus efficacement et moins longtemps par semaine. Que ce soit sur un vélo, à la course ou à la corde à danser, le type d’entraînement HIIT suggéré par le professeur de kinésiologie à l’Université McMaster, Martin Gibala, peut être aisément fait à partir de la maison. L’entraînement suggéré correspond à un échauffement de deux minutes suivi de trois périodes d’efforts de 20 secondes entrecoupées de périodes de récupération. Le programme se conclut par trois minutes de « retour au calme », un entraînement tout à fait accessible aux étudiants et aux travailleurs en bonne santé. Cette technique prend donc une dizaine de minutes dans la journée!

Une économie en temps

Une étude a été réalisée par monsieur Gibala auprès de participants dans laquelle trois groupes ont été soumis à des programmes d’entraînement différents et démontre les effets positifs du HIIT. Le premier groupe a suivi un entraînement à intensité modéré, le second un entraînement d’intervalles plus intenses (HIIT), et le troisième ne s’est pas entraîné du tout. Les résultats de l’étude ont montré que chez les participants des deux premiers groupes, la forme physique s’est améliorée de façon égale au niveau de la capacité cardiovasculaire, du contrôle de la glycémie et du développement des muscles. L’avantage se trouve donc dans le temps investi à l’entraînement puisque le groupe soumis au HIIT a investi moins de temps pour un même résultat.

Une protection contre la malbouffe

Des habitudes alimentaires saines se combinent très bien à l’activité physique quotidienne. Par contre, lors des écarts de conduite, une récente étude publiée dans la revue scientifique Nutrients et réalisée par les Québécois Antony D. Karelis, Christian Duval, Marc-Antoine Rouiller et Rémi Rabasa-Lhoret a démontré que le HIIT pourrait protéger le profil métabolique des jeunes adultes en santé contre les effets négatifs de la malbouffe. En effet, la composition corporelle, la pression artérielle, le taux de sucre dans le sang, le taux de cholestérol, les enzymes du foie et le degré d’inflammation seraient préservés. Bien évidemment, il est conseillé de manger sainement, même si le HIIT limiterait certains des effets indésirables de la malbouffe.

Une solution rêvée

Malgré ses bienfaits, le HIIT n’est pas une solution miracle ni une excuse pour rester inactif le reste du temps. Il faut s’assurer d’introduire progressivement l’entraînement HIIT et de respecter les moments de repos entre les répétitions. Il est surtout idéal de consulter un professionnel afin de trouver un type d’HIIT adapté à son niveau. Cette méthode serait donc la solution rêvée pour les membres de la communauté étudiante en quête de temps durant la fin de session.

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