Source: Simon RD

L’Université de Sherbrooke a été l’une des premières à annoncer que ses étudiants et étudiantes assisteraient à la majorité de leurs cours en présentiel. Cette orientation institutionnelle a nécessité bien du travail des différentes parties prenantes universitaires et la fébrilité à l’approche de la rentrée est bien palpable. Plongeon à l’envers du décor de la rentrée en temps de pandémie à l’Université de Sherbrooke.  

Par Virginie Roy 

«L’adhésion à notre décision de tenir des cours en classe de la part de tout le personnel a été très impressionnante», se réjouit la vice-rectrice aux études Christine Hudon.  

C’est que pour mettre en place toutes les mesures nécessaires à une bonne rentrée en direct du campus, une étroite collaboration entre tous les services, toutes les facultés et tous les départements de l’UdeS était plus que nécessaire. 

«Une fois qu’on a expliqué notre vision de la rentrée, chaque département a pris sa propre orientation, selon les objectifs des différents programmes», poursuit la vice-rectrice. 

Des périodes de cours réduites, de plus petits groupes, des locaux décentralisés sont là quelques-unes des mesures auxquelles la communauté étudiante devra s’habituer dans les prochaines semaines.   

Toujours selon la Pre Hudon, la Fédération étudiante (FEUS) et le Regroupement étudiant de maîtrise, diplôme et doctorat (REMDUS) ont également été d’une grande aide«le point de vue des étudiants et étudiantes étant primordial dans le processus.»  

Plus-value étudiante 

L’expérience acquise par les personnes étudiantes dans un tel contexte n’est d’ailleurs pas négligeable, selon Christine Hudon. «Évoluer avec toutes les consignes sanitaires, devoir adapter ses méthodes de travail, ce sont de bonnes compétences à avoir pour nos diplômés.» 

Le recteur Pierre Cossette est d’ailleurs du même avis. «Pour nous, cest important de maximiser la qualité de lapprentissage et de lexpérience universitaire[…] Cest aussi important pour nous de former des professionnels et des citoyens qui vont être capables de travailler à lère de la COVID-19.»  

Les cours en personne ont toujours été une priorité pour la vice-rectrice aux études. «Que ce soit pour des personnes étudiant dans le domaine des sciences humaines, des sciences de la santé, du génie ou de l’administration, la présence est une plus-value.» 

L’Université a travaillé de près avec la Santé publique de l’Estrie et se sent prête à accueillir tout le monde sur ses différents campus. Avec la rentrée, aucune crainte particulière dans l’équipe de direction.  

«On est surtout fébrile de voir tout le monde revenir sur les campus», s’enthousiasme Christine Hudon.  

Nouvelles ressources 

Les coûts entourant la gestion du coronavirus, principalement engendrés par le campus éclaté, ne sont pas encore connus. «On se disait : si c’est de tout ça qu’on a besoin pour remplir notre mission, on ne se pose pas de questions», explique Pre Hudon.  

L’UdeS a dû signer des baux, louer du mobilier ou encore investir dans la technologie, par exemple en installant des routeurs Internet dans les églises Marie-Médiatrice et Saint-Bonifacedes projecteurs au Centre culturel ou en maximisant la qualité du son dans la chapelle des Petites Sœurs avec des rideaux acoustiques et des haut-parleurs.   

Des équipes d’entretien ménager supplémentaires ont également été engagées afin d’assurer une efficacité dans la désinfection des locaux 

La mise en place des classes extérieures a demandé également un travail particulier.  

«Avant la pandémie, le corps professoral pouvait enseigner hors des salles de classe. La principale différence maintenant, c’est que c’est organisé», précise la vice-rectrice aux études.  

Il y a donc désormais des personnes responsables de gérer les réservations pour les onze classes extérieures, des tables, des chaises et des tableaux blancs ont été installés dans certaines de celles-ci et le montage de chapiteaux a été effectué dans les dernières semaines.   

Le professeur à la Faculté d’éducation et codirecteur du Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences Jean-Philippe Ayotte-Beaudet a travaillé en partenariat avec l’équipe de direction pour permettre au plus grand nombre de professeurs et de chargés de cours de découvrir l’enseignement en terrain non conventionnel.  

«C’est certain que l’on propose au personnel enseignant de favoriser une pédagogie active lorsqu’ils sont à l’extérieur», ajoute Christine Hudon. 

Cours en ligne  

La fin de la session d’hiver a été terminée à distance, tout comme l’entièreté de celle estivale, et ce, à l’aide d’outils tels Microsoft Teams et Adobe Connect 

Madame Hudon explique qu’en minimisant le nombre de plateformes, toute la communauté universitaire en ressort gagnante : les étudiantes et étudiants deviennent à l’aise plus rapidement, le personnel de soutien peut les aider plus facilement en cas de besoin, le corps professoral a davantage l’attention des personnes étudiantes, etc. 

Mesures d’urgence 

Recteur de l’Université de Sherbrooke depuis 2017, Pr Pierre Cossette a également une maîtrise en épidémiologie et biostatistiquesIl ne se voile pas le visage : il y aura malheureusement des cas de COVID-19 sur le campus.  

«C’est mathématique, c’est statistique, mais nous, on veut éviter les éclosions. On veut maintenir intégralement notre expérience universitaire», affirme-t-il.  

Pour éviter ces éclosions, une escouade étudiante a été mise en place et de nombreuses consignes sociosanitaires sont en vigueur. «C’est une responsabilité qu’on a face à nous-mêmes [de les respecter], mais aussi face à nos collègues, face aux gens plus vulnérables de la société. On ne veut pas devenir des vecteurs de transmission», spécifie le recteur.  

Pour ceux et celles qui ressentiraient des symptômes du coronavirus, une clinique de dépistage mobile sera en service cinq matins par semaine dès cette semaine. Toute personne qui ressent le besoin de se faire dépister, mais qui est asymptomatique, peut se rendre à l’urgence la plus près de chez elle.  

Rappel des consignes sanitaires  

  • Ne pas se présenter sur les campus s’il y a présence d’un des symptômes de la COVID-19; 
  • Respecter une distance physique de 2mètres entre chaque individu; 
  • Porter le couvre-visage pour entrer dans les bâtiments et circuler dans les halls, couloirs et autres aires de circulation publiques 
  • Laver ses mains obligatoirement à l’arrivée, et fréquemment tout au long de la journée; 
  • Respecter les indications de déplacement dans les corridors et les cages d’escalier; 
  • Désinfecter sa chaise et son bureau à son arrivée dans une salle de classe; 
  • Ranger son couvre-visage dans un sac hermétique lorsque l’on se trouve à sa place; 
  • Laver fréquemment son couvre-visage à la maison.  

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