Des anecdotes, on en recueille particulièrement des tonnes à la rentrée, mais il arrive aussi que des situations embarrassantes, on en vive sur le terrain, en action. Nous avons donc demandé à cinq athlètes du Vert et Or, qui sont à notre avis au sommet de leur art, de se prêter au jeu et de nous confier un fait cocasse qui leur est arrivé en pratiquant leur sport en plus de vous donner une brève description d’eux afin de vous les faire connaitre avant le début de la saison. Voici ce qu’ils avaient à nous raconter.

Jonathan Tremblay

marieeve_jacques1. Marie-Ève Jacques, soccer féminin et athlétisme

Elle, c’est LA joueuse de soccer la plus dangereuse chez le Vert et Or. Elle est, depuis son tout premier match universitaire, une marqueuse aguerrie.  En d’autres mots, les défenseuses adverses la couvrent constamment et tentent de ne lui laisser aucune marge de manœuvre sur le terrain. L’attaquante entamera sa troisième saison avec l’équipe féminine de l’Université, après avoir évolué au niveau senior AAA avec les Verts de Sherbrooke, cet été. Elle fait aussi partie de la troupe d’athlétisme, avec qui elle court principalement le 300m, le 600m, en plus des courses à relais 4x200m et 4x400m.

Comme elle est une athlète avec des performances hors du commun, elle a eu du mal à confier un moment où elle avait l’air ridicule sur le terrain. Toutefois, la première idée qui lui est venue en tête, c’est une fois où elle jouait un match intérieur, et durant celui-ci, le ballon est sorti en touche. « On cherchait l’arbitre pour connaitre sa décision sur la touche, mais on ne le trouvait plus. Quelques secondes plus tard, on a réalisé qu’il se trouvait par terre parce qu’il s’était tordu la cheville en courant », explique Marie-Ève. Ils ont dû arrêter le match et aider l’officiel à sortir du stade. En racontant cette histoire, la numéro 16 a ajouté qu’elle avait, finalement, trouvé une fâcheuse habitude qu’elle possédait lors de match sur un terrain intérieur. Selon ses dires, elle oublie fréquemment de ralentir quand elle s’approche des lignes et fonce dans les murs… Elle avoue ne jamais s’être blessée sur les séquences, mais que quelques collisions auraient pu lui coûter cher.

marcantoine_bourget2. Marc-Antoine Bourget, rugby masculin

Ce grand gaillard fera partie de la formation de rugby masculin du Vert et Or pour une troisième année consécutive. Après avoir raté le camp de football en raison de blessures à son arrivée à l’Université, son chemin semblait être destiné à le mener sur un terrain de rugby. Après si peu de temps d’assimilation et d’apprentissage pour un sport aussi complexe que le rugby à quinze, il est extrêmement impressionnant de voir que Marc-Antoine joue déjà comme partant au niveau Super Ligue, avec les meneurs de la division : les Irish de Montréal. Cette catégorie civile s’avère à être le calibre québécois le plus élevé. Les Sherbrookois misent énormément sur sa contribution cet automne pour la saison universitaire. Selon l’entraineur-chef Nicolas Pous, le club ne vise rien de moins que la finale du championnat cette année, et ce, malgré une équipe partiellement remaniée. « Il sera intéressant de voir Marc-Antoine évoluer et agir à titre de vétéran dans cette formation », affirme celui-ci. Marc-Antoine est un modèle à suivre depuis ses débuts en ce qui concerne la discipline et la préparation physique en vue d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs.

Quand on a discuté d’anecdotes avec Marc-Antoine, celui-ci se remémorait ses débuts au rugby. À sa première saison, lorsqu’il plaquait les joueurs adverses, il sautait de joie et il festoyait comme le font les joueurs au football américain, comme il avait l’habitude de faire lorsqu’il pratiquait encore ce sport. « J’ai vite réalisé qu’au rugby, le jeu ne s’arrêtait pas après un plaqué et que je ne pouvais pas me permettre de perdre mon temps à célébrer. Mon coach de l’époque me l’a fait vite comprendre… » Lorsqu’on l’observe jouer maintenant, on remarque que le format géant a extrêmement progressé depuis ce temps.

jeremi_roch3. Jeremi Roch, football

Nous ne pouvons passer sous le silence notre quart-arrière vedette. Oh, il n’est pas seulement une star sur le terrain de football. Digne des plus grands clichés américains, Jeremi, en plus d’être le joueur le plus populaire de l’organisation, est l’un des plus prisés du campus. Blague à part, il a récemment été nommé à agir à titre de capitaine de l’équipe, avec l’aide de six de ses coéquipiers. Il dit se sentir prêt à agir comme leader sur le terrain et dans les vestiaires, lui qui aura une ligne défensive avec moins d’expérience devant lui cette saison. Il en est à son avant-dernière année d’éligibilité sur le circuit universitaire et on s’attend à de très bonnes performances de sa part, afin de remédier aux insuccès de la saison dernière chez le Vert et Or. Il est un joueur apprécié sur le terrain et un gentleman en dehors de celui-ci.

Jeremi nous a pour sa part raconté qu’il a un vilain problème en ce qui concerne le port de son protecteur buccal. En fait, il se surprend fréquemment à oublier celui-ci sur le banc ou à le laisser sur son casque. « J’aperçois souvent des photos de moi en action où mon protecteur buccal est sur mon casque et non dans ma bouche. En plus, je le perds tout le temps », explique Jeremi. Le gérant d’équipement de l’équipe doit en avoir selon lui trois ou quatre exemplaires sur lui afin qu’il n’ait pas à les courir à gauche et à droite s’il en égare un durant un match ou un entrainement. Heureusement, il nous confirme qu’il n’a jamais subit de commotion en raison de ses oublis. Il ne peut toutefois dire s’il a reçu de violents coups à la tête sans son protecteur, car il ne remarque même pas qu’il ne le portait pas.

marcantoine_lefrenayedugas4. Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas, athlétisme

L’homme fort du Vert et Or aux allures de Louis Cyr était déjà reconnu comme un athlète de haut niveau universitaire dans les dernières années. Cependant, depuis quelque temps, il s’amuse à pulvériser des records québécois les uns après les autres, que ce soit au lancer du marteau, du poids ou du disque. On aperçoit dernièrement chez Marc-Antoine une très belle progression autant au niveau des résultats que sur sa forme et sur sa force physique. En plus d’être un excellent athlète et de voir ses efforts récompensés en ce qui a trait au sport, le jeune homme de 22 ans, qui étudiait jusqu’à présent en kinésiologie, vient tout juste d’apprendre qu’il était admis en médecine. Une belle preuve que le travail acharné ne peut qu’être payant.

Selon Marc-Antoine, il ne se passe pas grand chose d’intéressant en athlétisme en ce qui concerne les faits cocasses. Des javelots perdus qui atterrissent sur des gens, ça ne doit être que sur Youtube… Toutefois, lorsqu’il était plus jeune, il dit avoir fait une compétition de marche, soit le 3000m. Il a terminé avec un tour de retard sur l’avant-dernier… Le lendemain, il a eu de la difficulté à lancer des disques : « J’avais les ischio-jambiers courbaturés et l’entre-jambe en feu à cause de la friction des cuisses quand on marche. » Il mentionne aussi qu’il a déjà fait une course de haies, et qu’il s’est cassé la gueule à la troisième haie. Il s’est relevé, et s’est recassé la gueule dans la quatrième, terminant en vingt secondes un parcours qui devait en prendre un peu moins de quinze en temps normal. « Comme quoi je ne suis pas fait pour tous les épreuves d’athlétisme! », conclut-il à la blague.

roxanne_hasseni5. Roxanne Hasseni, volleyball féminin

Athlète de puissance, Roxane intimide ses adversaires par sa carrure et sa force de frappe. Elle est assurément l’une des joueuses les plus redoutées, sinon la plus redoutée du circuit de volleyball universitaire québécois et canadien. Originaire de France, la joueuse de centre de six pieds a rapidement fait sa place en sol québécois, il y a de cela deux ans, en étant nommée joueuse recrue par excellence à sa première saison, et joueuse par excellence l’année suivante. Il sera intéressant de l’observer encore une fois se distinguer en 2014-2015. (Pour les nouveaux sur le campus… l’ambiance des parties de volleyball est géniale !)

Pour sa part, Roxanne a avoué qu’à l’âge de quatorze ans, durant une partie, un entraîneur très exigeant, qui avait l’habitude de lui parler tout près du terrain pour lui donner des consignes, lui avait demandé de viser la numéro 6 de l’équipe adverse alors qu’elle s’apprêtait à servir. Après avoir effectué son service et marqué, son entraîneur a pris un temps mort pour la chicaner de ne pas avoir envoyé le ballon sur la bonne joueuse et de ne pas avoir écouté ses consignes. « J’ai donc été obligée de lui avouer, un peu honteuse, que je ne voyais rien sans mes lunettes ou mes verres de contact. En y repensant, je trouve ça drôle ». Il est à se questionner sur ce qui est le plus drôle dans cette histoire… le fait de ne rien voir sur le terrain, ou le fait qu’un entraîneur dispute une joueuse tout juste après qu’elle ait marqué un point ?

*Calendrier des matchs du Vert & Or disponible dans le cahier spécial de la rentrée du Collectif

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