Les drones et l’environnement : un mariage novateur

Par Roxanne Blais

Présentant une vision périphérique sur un sujet d’actualité, le tout nouveau cours GMQ107, Drones et applications en environnement offert à la Faculté des lettres et sciences humaines s’avère maintenant disponible à la session d’hiver. Introduit par Jérôme Théau, professeur et responsable des programmes de 1er cycle en géomatique appliquée, le cours s’adresse aux étudiants du premier cycle et vise la sensibilisation à ces appareils. La destination? Un apprentissage technique qui permettrait d’atteindre un potentiel encore inexploité dans le recueillement de données.

Science-fiction ou réalité?

Offrant des options avantageuses de hauteur et d’angles, les drones se révèlent de véritables bijoux pour les vidéastes et les photographes, mais leurs capacités vont plus loin. Le professeur Théau, précurseur dans l’application des drones à l’environnement au Québec, travaille à leur élaboration dans le cadre de ses recherches depuis dix ans. Il déplore le fait que ces machines soient disponibles sur le marché sans pourtant s’inscrire dans l’usage populaire. Selon lui, l’amélioration du programme de traitement de l’image se montrerait profitable autant en milieu écologique et forestier qu’agricole. Orientés vers une perspective d’analyse, ces appareils viennent donc élargir l’éventail de possibilités et permettent de faciliter l’obtention de certaines informations et de données recueillies actuellement par des outils plus traditionnels et moins habiles. D’après Vincent Thériault, étudiant au baccalauréat en environnement, les drones offriraient le moyen d’atteindre des niveaux d’altitudes avantageux. Ceux-ci s’avéreraient difficilement accessibles aux autres véhicules aériens avec pilote, sans risquer de vie humaine par le fait même.

Et à long terme?

L’utilisation de ces dispositifs apporterait l’avantage de sauver argent et temps aux entreprises. Malheureusement, ces dernières ne poussent pas forcément leur diagnostic jusqu’à un emploi plus technique. La manipulation du drone apparaissant encore comme une pratique marginale, les industries ne sont pas munies de la pédagogie nécessaire qui leur permettrait un usage plus concret et opérant de cette machine dans le cadre de leurs activités. Selon M. Théau, une formation plus élaborée est requise afin de pouvoir exploiter le potentiel de ces engins au maximum et de l’appliquer aux besoins de la société actuelle. Dans cette optique, le cours tend à pousser les étudiants à maîtriser et à avancer l’outil technique en question au-delà des capacités qu’on lui reconnaît pour l’instant.

Ouvrir les horizons

Seule formation universitaire sur la question au Québec, cette formation se révèle une alternative pertinente pour l’introduction progressive des drones à la conscience collective. Bien qu’il comporte des notions en géométrie relative au traitement de l’imagerie, le cours s’avère compréhensible pour ceux qui ne bénéficient pas nécessairement de ce bagage puisque l’enseignant arrive à rendre le contenu à la portée d’un plus large public, souligne l’étudiant Vincent Thériault. Permettant ainsi à un plus grand éventail de gens à s’intéresser à ce dispositif, le cours se penche sur le dépassement des limites parfois imposées aux drones et à l’engagement de concepts d’utilisation en contexte environnementale. Recelant un potentiel frais et innovateur, pourquoi ne pas l’y ajouter à vos cours aux choix pour l’hiver prochain?


Crédit Photo @ Michel Caron

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