Les heures verticales : le récit d’un humoriste devenu mature

Par Catherine Beaucage

Louis-José récidive avec son spectacle Les heures verticales en tournée un peu partout au Québec jusqu’en 2014. Esclavagisme, baby-boomers, relations de couple, il saura vous faire rire. Promis!

Dans son premier spectacle, on a rencontré un Louis-José Houde hyperactif, voire même radioactif. Rires et larmes se sont ensuite mêlés lors de son deuxième spectacle Suivre la parade. C’est avec maturité et hilarité qu’il nous offre Les heures verticales, son troisième one man show.

Expression empruntée à l’auteur français Louis-Ferdinand Céline, « les heures verticales » font référence à ces moments plus difficiles de la vie devant lesquels on doit se tenir debout et droit. Louis-José Houde avait déjà commencé à aborder ces thèmes dans son deuxième spectacle. S’inspirer des épreuves de la vie pour en rire est le défi qu’il s’est donné pour son troisième spectacle.

Dès les premières minutes du spectacle, on retrouve un Louis-José Houde beaucoup plus mature. Chemise blanche, rideau de velours rouge, il y a quelque chose d’intime et d’intimidant.

Devenu maître dans l’art de narrer ses petites observations comiques du quotidien, il raconte en riant comment sa mère lui a expliqué, lorsqu’il avait 7 ou 8 ans, ce qu’était l’esclavagisme avant d’aller au lit, tel un conte pour enfants. Il enchaîne ensuite avec un éloge aux baby-boomers et à leur bonne humeur en faisant un magnifique clin d’œil à sa mère. Il continue sur les relations de couples et les mille petites choses qui prouvent que le gars aime la fille, le tout ponctué de mimiques et d’intonations que seul Louis-José Houde sait faire. Les gags et les rires s’enchaînent dans un bon rythme durant ce spectacle sans entracte de 80 minutes. La fin arrive trop vite, on voudrait l’écouter encore des heures et des heures!

Douce de´ception

Les attentes étaient élevées pour son troisième spectacle. Comment pouvait-il surpasser Suivre la parade? Eh bien, il ne l’a pas fait. Il l’a accoté tout au plus. Il a maintenu son excellence, mais sans se surpasser.

Âgé de 36 ans, Louis-José Houde accumule les années à regret. Il était un peu épuisé et nostalgique dans ses propos. C’est certain qu’avec le rodage de son spectacle qui a débuté en juillet 2012, les quelques représentations de son spectacle Le show caché 2 en décembre, les multiples spectacles à Paris et l’animation du 35e Gala de l’ADISQ, on peut comprendre qu’il soit quelque peu fatigué. On aurait aimé qu’il nous fasse rire et pleurer, comme il a si bien su le faire dans son précédent spectacle. Toutefois, Les heures verticales, en plus de nous dilater la rate, nous fait réfléchir sur la vie et les épreuves qu’elle nous envoie. Somme toute, c’est un excellent spectacle d’humour à voir cette année.

Louis-José Houde sera de passage à Sherbrooke les 26 et 27 février 2014 à la Salle Maurice- O’Bready du Centre Culturel de l’Université de Sherbrooke.

Les heures verticales de Louis-Jose´ Houde : 4/7


Crédit photo © huffpost.com

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