En dépit du fait que la crise mondiale qui nous frappe soit à la une des actualités, la problématique des îles de plastique s’avère omniprésente. Malheureusement, beaucoup de citoyens d’ici et d’ailleurs continuent d’alimenter ce fléau en jetant du plastique impunément, ignorant les conséquences désastreuses de leurs gestes.

 

Par Martine Dallaire

 

Un produit pratique, mais destructeur

 

Si le plastique possède certains atouts comme sa facilité de mise en forme, sa quasi-indestructibilité et son faible coût de fabrication, il n’en demeure pas moins qu’il comporte beaucoup d’inconvénients d’un point de vue environnemental. D’une part, il est l’un des matériaux les plus produits au monde. Sa production annuelle a atteint 288 millions de tonnes en 2012, entraînant avec elle de la pollution atmosphérique par l’émission de gaz à effet de serre, entre autres. De plus, l’emballage, son principal secteur d’utilisation, est le plus polluant, car peu de gens réutilisent les sacs de plastique pour les fruits et légumes à l’épicerie, sans compter le plastique utilisé pour emballer la viande. La presque totalité de ces sacs se retrouve à la poubelle, puisqu’au Québec seulement 18 % du plastique termine sa course dans un bac de recyclage. Lorsque la matière plastique se retrouve dans la nature, les déchets sont portés par le vent ou par la pluie pour emprunter le chemin des égouts, des rivières et des fleuves, pour ensuite finir dans les océans. La négligence est la principale cause de ce problème. 

 

Maintenant, comment se fait-il que les déchets plastiques prennent la forme d’îles ? C’est à cause d’immenses tourbillons dans l’océan, appelés gyres océaniques. Le plastique se concentre surtout dans ces zones.

 

 

De multiples effets 

 

Le premier effet des déchets plastiques est l’impact visuel. On ne trouve pas cela bien beau du plastique sur nos plages ou flottant dans les rivières. Ensuite, les filets de plastique sont responsables de la mort de tonnes d’animaux. Les associations estiment à 100 000 le nombre de mammifères marins et à un million celui des oiseaux qui meurent par étranglement ou étouffement dans ces pièges à travers le monde chaque année. Les poissons sont également concernés et attrapent de nombreuses maladies à cause du plastique. Nous mangeons ensuite du poisson, donc notre santé peut être affectée également.

 

Qu’il s’agisse d’apporter une bouteille dans les établissements d’alimentation rapide pour demander un remplissage ou d’utiliser des sacs en tissu pour mettre ses légumes à l’épicerie, chaque petit geste individuel visant à limiter sa consommation de plastique compte. 

 

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *