Les quétaineries partent en cavale!

Par Ariane Drainville

Le 16 janvier dernier était réunie une cinquantaine de personnes pour le lancement du huitième numéro de la revue Cavale, la revue littéraire de l’Université de Sherbrooke. L’événement avait lieu au Refuge des brasseurs, à 19 h.

« Quétaineries »

Le numéro, intitulé « Quétaineries », rassemble onze textes et une œuvre d’art visuel dont le point commun est le thème, qui exige « la crème de la crème des quétaineries […] de[s] flamants roses [aux] truites parlantes sur le mur du grand-oncle [en passant par les] moustaches molles, [les] chemises hawaïennes, [les] photos de cartes postales ou [les] chaînes de lettres », peut-on lire dans la préface de la revue. On invite aussi à une catharsis envers cette quétainerie, qualifiée de fléau.

Lancement

Lors de la soirée de lancement, d’une durée d’environ une heure, quatre textes qui se retrouvent dans le recueil ont été lus par leurs auteurs et autrices aux gens qui s’étaient déplacés. L’œuvre d’art visuel du recueil, sous forme de bande dessinée, défilait sur un écran. D’autres œuvres d’art visuel comme les photographies d’Andréa Lacharité et les toiles de Pascale Brabant et de Laurie St-Pierre étaient également exposées. Les arts et la culture étaient assurément au premier plan, au plus grand plaisir du public, principalement composé de la communauté étudiante de la Faculté des lettres et sciences humaines.

La revue

Pas de temps à perdre pour la revue Cavale! Déjà, la période de soumission de textes pour le prochain numéro, « Insomnie », se terminait le 18 janvier. Le comité de lecture, composé d’environ 25 étudiant.e.s du domaine des lettres, se réunira dans les prochaines semaines pour discuter des textes soumis. Certains seront malheureusement refusés, mais ceux qui auront obtenu l’accord de la majorité des membres du comité trouveront leur place dans le neuvième numéro. Les textes retenus devront être retravaillés par la collaboration entre l’auteur ou l’autrice et un membre du comité assigné au texte. Cette étape est probablement la plus exhaustive et elle peut s’avérer frustrante pour celui ou celle qui verra son texte modifié, mais elle est aussi cruciale dans tout projet éditorial. Pour les deux partis, le processus d’accompagnement et de réécriture donne un avant-goût du milieu éditorial et permet d’acquérir une grande expérience.

Célébrer les talents

Le lancement était une occasion en or de mettre de l’avant les talents sherbrookois. Déjà, au premier coup d’œil, les différents numéros de la revue sont attrayants grâce au graphisme de Camille Drouin. Certains textes ont eu un fort effet à l’oral, comme celui de Julie Desautels, aussi co-rédactrice en chef de la revue, et ont permis de découvrir l’esprit créatif des auteurs et autrices avant de les lire soi-même. La soirée était très réussie et a contribué à vivifier la culture, l’une des missions de la revue.

Pour être à l’affût de l’actualité de la revue Cavale, suivez sa page Facebook, « Cavale : arts et littératures en mouvement ».

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