Les résidences universitaires : la vie commune racontée par des étudiants de l’UdeS

Par Rachel Whalen

Pour les étudiants, les dernières semaines du mois d’août sont synonymes de déménagement pour ceux qui reviennent de passer l’été dans leur coin de pays d’origine ou ceux qui reviennent de stage pour ceux qui sont inscrits au régime coopératif. Juste à point pour la rentrée universitaire, Le Collectif a rencontré trois étudiants de l’UdeS qui ont choisi, dans le passé, d’opter pour les résidences sur le Campus principal de l’institution. Ils et elles nous ont raconté leur expérience de vie commune. Voici ce que ces étudiants ont révélé au journal.

Les personnes rencontrées proviennent toutes de programmes différents et ont toutes vécu un nombre de sessions ou d’années variées comme locataires aux résidences. Voici leur pédigrée : Camille, une étudiante en communication, qui a vécu aux résidences du bloc G pour une durée de 2 sessions. Gabriel Charland, un étudiant en génie mécanique qui a vécu aux résidences durant ses 2 premières sessions universitaires dans le bloc E. Puis, Valérie, une étudiante à la maitrise en orthopédagogie et étudiante au certificat en psychologie. Elle est surnommée la doyenne des résidences, puisqu’elle y vit depuis maintenant 9 ans et elle s’est baladée entre le bloc E et le bloc G.

Comment est la vie commune et le partage des espaces communs?

Gabriel : « Avec la conciergerie, les résidences étaient toujours propres. Les autres résidents avec qui je cohabitais faisaient attention pour laisser la cuisine et les salles de bain propres. »

Valérie : « J’ai toujours aimé ça! Pour le ménage, je dois seulement entretenir ma chambre! Sinon j’aime bien me retrouver à 15 personnes dans la cuisine pour faire une grosse batch de sauce a spaghetti, c’est toujours super le fun! »

Camille : « Pour les salles de bain, c’était super le fun, parce qu’il y avait des concierges qui nettoyaient tous les jours, donc c’était super bien. Sinon, il est certain que j’étais au 3e étage et que la cuisine était au premier étage, alors je devais descendre deux étages plus bas pour cuisiner. Si j’oubliais le sel ou l’huile, je devais remonter 2 étages… »

Comment te sentais-tu dans ta chambre de petite taille?

Camille : « Moi, l’espace de ma chambre ne m’a jamais dérangé. J’avais un frigo et tout ce qu’il me fallait. Je n’avais pas de lavabo dans ma chambre, mais la salle de bain était quand même assez proche alors c’était bien. J’ai quand même réussi à amener quelques plantes et un beau couvre-lit, alors ça m’a permis de me créer un petit espace chaleureux. Mais puisque c’est restreint, ça m’incitait à sortir des résidences et à aller à la bibliothèque et café, et de sortir de ma chambre. »

Valérie : « J’ai toujours eu la chambre la plus petite des chambres disponibles aux résidences et j’y habite depuis maintenant 9 ans! Je dis souvent aux gens que j’ai réussi à me faire un grand chez-moi dans ma petite chambre! »

Gabriel : « Je trouvais que cet espace était bien suffisant pour moi. »

Est-ce que tu possédais une voiture? Comment te déplaçais-tu lorsque tu habitais aux résidences?

Camille : « Je prends mon auto quand je vais dans des endroits plus éloignés comme à Coaticook, mais à Sherbrooke quand j’allais chez des amis, je prenais plus souvent l’autobus. »

Gabriel : « Oui, j’avais une voiture, mais les résidences sont sur le campus, donc je n’avais pas besoin de l’utiliser. Je l’utilisais seulement pour aller à l’épicerie. Et j’avais ma vignette de stationnement ce qui me permettait de la laisser stationnée sur le campus. »

Valérie : « J’ai ma voiture et je paye ma vignette chaque session. Mais lorsqu’on fait des sorties avec les résidents, on prend plus souvent l’autobus. L’autobus de ville en groupe, c’est toujours bien drôle! »

Quel était le plus grand avantage de vivre aux résidences?

Camille : « Je dirais que c’est la proximité. Je pouvais aller à mes cours à pieds! Sinon, puisque j’étais dans le bloc G, je trouvais ça le fun d’être près du Mont Bellevue pour faire des randonnées l’hiver ou l’été, et en étant dans ce bloc, j’étais un peu plus éloignée du campus. J’avais donc un coin un peu plus tranquille. »

Gabriel : « J’appréciais les tunnels durant l’hiver! Pas besoin de mettre mes grosses bottes Kodiak pour aller à mes cours. Sinon, les partys d’après 5@8 le jeudi étaient toujours près d’où j’étais ou dans les résidences elles-mêmes. Et finalement, la proximité aux classes : se lever à 8 h 15 pour un cours à 8 h 30, ça n’a pas de prix un vendredi matin! »

Valérie : « La proximité sur campus pèse gros dans la balance! C’est sûr que de ne pas se soucier du transport pour aller à ses cours et les 5@8, c’est vraiment un grand avantage. Sinon, puisque j’étais très impliquée à l’Université, mes travaux et mes rencontres d’équipe pouvaient se terminer vers minuit, alors j’avais seulement un petit pont à traverser pour retourner chez moi. »

Y as-tu fait de belles rencontres?

Gabriel : « Oui, je me suis fait des amis à qui je n’aurais peut-être jamais parlé si je ne les avais pas rencontrés aux résidences. Même que l’un des amis que je me suis faits là-bas est devenu mon coloc, lorsque nous avons décidé de quitter les résidences pour louer un appartement. »

Valérie : « La vie de communauté est un grand avantage pour moi. J’ai rencontré des gens asiatiques, africains, et je n’avais jamais été en contact avec d’autres cultures, alors ça m’a ouvert sur le monde et aujourd’hui j’ai des amis partout dans le monde. C’est le genre de rencontres que tu fais plus rarement en appartement qu’en résidence. »

Camille : « J’ai quand même développé une certaine amitié avec des gens qui vivaient sur le même étage que moi et surtout avec ceux qui vivaient à proximité de ma chambre. Je sais qu’il y avait des activités comme des sorties à la cabane à sucre ou au pub auxquelles je n’ai pas participé. »

Quel était le plus beau moment que tu as vécu aux résidences, un moment marquant?

Camille : « Dans le bloc G, il y une salle de musique insonorisée, alors à un moment j’ai obtenu la clé du local et j’ai été y jouer de la guitare, c’est un service qui est offert par les résidences, j’ai trouvé ça chouette! »

Gabriel : « Les tournois de ping-pong le soir! Toujours accompagné d’amis et  d’une petite bière procrastinatrice de devoirs! »

Valérie : « Puisque je suis responsable d’étage, j’écris, en début de session, des petits mots que je colle sur les portes des chambres ou je donne des cannes de bonbons à Noël, et ce qui me touche le plus, c’est de voir que des résidents conservent ces petits mots toute la session et certains m’ont même dit que c’était ces petits mots-là qui les avaient permis de passer à travers leur session, puisqu’ils se sentaient seuls. »

Conseillerais-tu à tes collègues de classe d’habiter aux résidences?

Valérie : « Ah bien oui, c’est sûr! En première année d’université, je conseille d’au moins aller l’essayer, puisqu’à Sherbrooke, on est souvent tout seul de notre gang de ville d’origine qui quitte pour Sherbrooke. Bref, nous sommes tous des gens seuls qui se retrouvent et qui, au final, finissent par créer de nouveaux petits groupes. »

Camille : « Oui, mais pour moi, deux sessions, j’ai trouvé ça long un peu… Mais comme je me suis fait des amis rapidement qui étaient en appartement, j’allais plus souvent chez eux, puisqu’il était plus compliqué de les inviter chez moi. Et je suis allée aux résidences, parce que je ne connaissais personnes à Sherbrooke, ni personne qui allait à l’Université de Sherbrooke et j’avais peur de partir en collocation avec des gens que je ne connaissais pas. Et je ne connaissais pas très bien la ville, puisque je suis partie des Laurentides. Alors, je tombais seule en appartement, seule sans mes parents pour la première fois et tout s’est bien passé! »

Gabriel : « Oui, c’est une bonne manière de rencontrer des personnes au début d’un baccalauréat et ça nous donne le temps de se familiariser avec la ville et la vie étudiante de l’UdeS. »

À savoir

Le coût des résidences varie entre 348 $ et 575 $ selon les différentes configurations. Sur le site web de l’Université, on peut retrouver la description des différents blocs. « Les résidences G sont situées au pied du Mont Bellevue, en pleine nature et offrent une vue […] sur la ville de Sherbrooke. Elles regroupent 389 chambres, dont 30 avec un lit double où il est possible de vivre en couple, réparties dans 13 blocs différents. La Maison des étudiants, ou résidences E, se trouve près du Pavillon de la vie étudiante, du Pavillon multifonctionnel, de la Faculté d’éducation et de la Faculté des lettres et sciences humaines. Les résidences E comptent 333 petites chambres simples et 18 grandes chambres simples. » Pour la réservation de locaux, celles-ci débutent le 15 mars et se terminent le 1er avril pour le trimètre d’été. Pour le trimestre d’automne, les réservations débutent le 15 mars et 30 avril. Et finalement, pour la session d’hiver, les réservations se déroulent entre le 15 mars et le 30 octobre. Premier arrivé, premier servi. Durant la saison estivale, soit de la mi-mai à la mi-août, les résidences offrent de l'hébergement pour les touristes.

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