Par Florence Dionne

La pandémie actuelle offre toute une gamme d’émotions aux étudiants alors qu’ils sont coincés en confinement à faire du télétravail. Les étudiants universitaires n’échappent pas à cette problématique et plusieurs souffrent psychologiquement de ces conditions. L’alimentation de ceux-ci est chamboulée et il est difficile de reprendre le dessus.

Selon une étude réalisée par le Journal of Behavioral Addictions (2020) dans quatre universités françaises regroupant 5738 étudiants, il est prouvé que les risques d’accès d’hyperphagie boulimique et de restrictions alimentaires ont augmenté en cette période de pandémie. L’hyperphagie boulimique est un trouble alimentaire qui consiste à absorber rapidement et compulsivement une très grande quantité de nourriture, et ce, en une courte durée de temps. Ce trouble est comparé à l’anorexie et la boulimie, mais il est un peu moins connu de tous.

Certains étudiants développent ces problèmes alimentaires à cause du stress et de l’incertitude qu’apporte le confinement. Les universitaires se doivent d’apprendre par eux-mêmes de nouvelles techniques d’enseignement, ce qui peut créer de l’anxiété. De plus, vivre de l’isolement social, ainsi qu’avoir une baisse d’activité physique vient déstabiliser leur alimentation. Le changement rapide de routine vient affecter le moral de ces jeunes adultes.

Une clientèle à risque

Toujours selon la même étude, plusieurs étudiants de niveau universitaire appartiennent à un groupe d’âge à risque pour ces troubles alimentaires puisque l’anorexie commence généralement entre 18 et 21 ans, et l’hyperphagie boulimique entre 22 et 23 ans. L’utilisation des réseaux sociaux et des plateformes de visioconférences est bien populaire en cette période de pandémie, et celle-ci peut venir déranger la vision de l’image corporelle des jeunes de ces tranches d’âge.

L’angoisse face à la réussite scolaire touche déjà beaucoup cette tranche d’âge, mais l’angoisse financière vient s’ajouter avec la pandémie, puisque ce n’est pas tous les étudiants qui ont eu droit aux prestations offertes par le gouvernement. Selon une publication officielle sur le site du gouvernement du Québec, ces universitaires ont besoin d’une tranquillité d’esprit afin de donner leur 100 % dans leurs études, ce qui s’avère ardu en pleine crise sanitaire.

Vous n’êtes pas seul

La majorité des universités offre une panoplie de services d’aide aux étudiants. Des personnes-ressources sont à disposition si les jeunes ont besoin de parler ou de se faire conseiller. Les établissements proposent aussi des alternatives comme l’annulation ou le report d’une session sans conséquence académique ou financière. De plus, le programme d’Aide financière aux études est maintenant plus flexible.

Le 10 octobre prochain est aussi une date à retenir à l’agenda puisque c’est la journée mondiale de la santé mentale. Alors que la santé mentale est un peu plus négligée en cette pandémie, il est important d’aider les autres, ainsi que de s’aider soi-même.

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