L’exode rural : le tiraillement

Par Charles Dubé

Ayant grandi sur une ferme dans un petit village de 3000 habitants, j’ai dû « m’adapter » en venant m’installer en ville pour mes études. Ce changement de mode de vie a apporté son lot d’avantages et de désavantages.

Les bons côtés de la vie de citadin

Les McDonald’s n’ont jamais été aussi près, facilitant grandement les trips de bouffe à 1 h du matin. T’as beaucoup moins de chances que ton ex travaille au seul dépanneur du coin. L’hiver, la charrue passe bien avant qu’un pied de neige s’accumule sur la route. Tu peux te rendre chez tes amis sans dépenser 30 $ d’essence, ils sont tous à 10 minutes de chez vous. Quand tu veux aller au restaurant, t’as pas juste le casse-croûte La Grondinoise comme choix (le casse-croûte d’où je viens s’appelle vraiment comme ça, juré). Ça sent jamais le fumier dans ta cour. Et finalement, t’as pas besoin de mettre ton Tinder à un rayon de 100 km pour matcher avec quelqu’un d’autre que tes cousines.

Ce qui me manque de la campagne

T’as tout à la même place : l’épicerie, le dépanneur, la SAQ, le club vidéo, la pharmacie, la caisse, le bureau de poste, le bordel... (OK, non, j’exagère) En plus, tu peux t’y rendre en skidoo! Tu peux te faire payer pour conduire un tracteur en rond dans un champ pendant des heures : meilleur job. Ton voisin le plus proche est à l’autre bout du rang, il ne se plaindra jamais de tes partys bruyants. Il n’y a aucun feu de circulation nulle part. Tu peux faire ton propre sirop d’érable. Ça sent jamais la fumée d’usine dans ta cour. Et finalement, le plus triste... tu peux voir les étoiles pour vrai.


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