L’heure des bilans pour l'équipe de basketball du Vert & Or

Par Sarah Turbil

Cette deuxième année d’existence pour l’équipe a été marquée par des entraînements plus structurés menés par l’entraîneur Michel Lasme, en poste depuis l’automne 2016, ainsi que par deux assistants-entraîneurs. Retour sur la saison 2016-2017 de l’équipe de basketball du Vert & Or de l’UdeS.

Il y a eu beaucoup de changement au sein des joueurs. Ce turn-over s’explique en partie par la vision haut niveau de l’entraîneur. Seuls les joueurs les plus déterminés sont restés. Certains ont pris la décision de quitter l’équipe afin de consacrer davantage de temps à leurs études. En effet, faire partie du Vert & Or est une fierté, mais cela nécessite aussi beaucoup de rigueur et d’implication de la part des joueurs. Par exemple, à l’automne, la semaine typique d’un basketteur était organisée de la façon suivante :

- entraînements les lundis, mercredis et vendredis de 6 h à 8 h;

- musculation les mardis de 17 h à 19 h et les jeudis optionnels;

- matchs lors des tournois, deux matchs le samedi à 11 h et 17 h, et un match le dimanche à 10 h.

Les points positifs à retenir 

La saison 2016-2017 a été plus structurée et mieux organisée à tous les niveaux (budget, entraînements, etc.). La ligue universitaire de basketball qui rassemblait l’Université du Québec à Rimouski, l’ÉTS de Montréal, l’Académie de basket de Thetford Mines et l’UdeS a été une réussite puisque les matchs étaient bien organisés, tout comme le suivi des statistiques. Cette formule a permis de jouer plus de matchs que l’année précédente.

Les relations entre les joueurs et l’entente générale au sein de l’équipe se sont améliorées. « L’équipe a été plus soudée que l’année dernière. La préparation physique, le fait de souffrir ensemble, ça nous a rapprochés », explique Samir Franceschi, joueur arrière. La qualité des entraînements, certes plus physiques, mais également plus ludiques et formateurs, ainsi que l’augmentation du nombre de matchs joués sont donc deux éléments à retenir de cette saison.

Les défis rencontrés

Le principal obstacle fut le manque de financement. Si l’équipe veut monter en première division, cela implique un certain budget (approximativement 15 000 $ pour les frais d’inscriptions). Actuellement, une cotisation de 400 $ est payée par les athlètes; 75 $ sont versés au Vert & Or afin d’être en mesure de porter ce nom et avoir accès à la salle de musculation et les 325 $ restants servent à financer le salaire de l’entraîneur, les déplacements d’équipe, l’achat d’équipement, la rémunération des arbitres, etc. L’équipe ne reçoit toutefois aucune subvention de la part du Centre sportif ou de l’Université, et n’existe que grâce aux activités de financement organisées et encadrées par les joueurs (camp multisport pour les 6-12 ans pendant la semaine de relâche, camp d’été, etc.).

Enfin, l’équipe étant relativement jeune, le manque de joueurs vétérans et le manque d’expérience se firent ressentir, tout comme le manque de joueurs de grande taille. « Je ne cherche pas spécialement des athlètes, je cherche des basketteurs. Il faut penser basket, comprendre ce qui se passe sur le terrain », explique l’entraîneur par rapport à ce qu’il recherche chez un joueur. L’attitude, l’implication, la compréhension du projet et de la philosophie de l’entraîneur sont autant d’aspects nécessaires à une bonne équipe.


Crédit photo © Charles Petit

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