La littératie économique des frais institutionnels

Par Mai Lie Caya

Maintenant que la population étudiante a payé ses frais de scolarité, elle peut désormais les analyser pour mieux les comprendre. Certains ont payé les frais institutionnels non obligatoires (FINO) alors que d’autres s’en sont désistés. Toutefois, qu’en est-il des frais institutionnels obligatoires et des droits de scolarité? Penchons-nous sur les détails de la facture de la population étudiante à travers le Québec.

Étudier au Québec pour une modique somme

Selon l’étude menée par Statistiques Canada en 2015-2016, les universités du Québec factureraient les droits de scolarité les moins élevés du Canada, après celles de Terre-Neuve et Labrador. Le corps étudiant inscrit à temps plein au premier cycle débourserait en moyenne 2 799 $ de droits de scolarité par année au Québec.

Les droits de scolarité peuvent varier dépendamment du cycle, du régime d’études et du statut résidentiel de la personne inscrite. Par exemple, le ministère de l’Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a fixé les droits de scolarité à 18 966 $ en moyenne pour les universitaires internationaux au baccalauréat de l’année 2015-2016.

Passer du FINO au FIO

Les frais institutionnels obligatoires (FIO) regroupent les frais pour les services aux étudiants, les frais pour les finissants, les frais technologiques, les frais pour les services de développement de carrière et plus encore. Depuis 2008, le ministère de l’Éducation limite les universités du Québec à une augmentation annuelle de 15 $ à 50 $ de ces frais institutionnels.

Contrairement aux FIO, les droits de scolarité sont les mêmes pour toutes les universités du Québec. Le ministère de l’Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a fixé les droits de scolarité à la somme de 1 195,50 $ par session pour l’équivalant de 15 crédits. De plus, l’application des frais relatifs aux droits de scolarité est la même pour chaque université du Québec à condition que le mandataire détienne la résidence québécoise.

L’enseignement à n’importe quel prix

Avec les Universités du Québec et de Montréal (UdeM, UdeS, Mcgill, Concordia, HEC, UQAM, Ulaval, UQAC, UQAR et UQTR), il a été possible d’effectuer une estimation de frais de scolarité pour chacune des institutions d’enseignement. Cependant, le montant calculé ne prend en considération ni le programme auquel une personne s’est inscrite, ni les frais de transport, ni les frais de manuels.

D’abord, c’est l’Université du Québec à Chicoutimi dont la facture est la plus basse, secondée de l’Université du Québec à Rimouski, suivie de l’Université Laval à Québec et de l’Université de Sherbrooke. Respectivement, chacun des établissements d’enseignement estime leur frais de scolarité à 1 305,85 $, 1 479,93 $, 1 511,88 $ et  1 583 $. Ensuite, l’Université du Québec à Trois-Rivières (1 609 $), l’Université du Québec à Montréal (1 617 $) et l’Université de Montréal (1 646 $) chargent toutes sensiblement le même montant pour les frais de scolarité. Finalement, ce sont les universités anglophones comme McGill (1 735 $) et Concordia (1 835 $) qui exigent les frais de scolarité les plus élevés. C’est toutefois l’école de gestion HEC qui coûte la plus chère en imposant une facture moyenne de 1 871 $ à sa communauté d’étudiants.

Pour un même programme dans la même ville, la différence des FIO s’élève jusqu’à parfois 300 $. Par exemple, le baccalauréat en administration de l’Université du Québec à Montréal facture à sa communauté des frais de 1 617 $ alors que l’école de gestion HEC, quant à elle, charge des frais de 1 871 $ pour un baccalauréat en administration des affaires.  Toutefois, il est à préciser que ces frais ne sont qu’une estimation de la réelle valeur des factures.

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