L'Université de Sherbrooke : un projet d'élimination de CO2 d'ici 2030

Par Catherine Villeneuve-Lavoie

C’est en avril dernier que l’Université de Sherbrooke a confirmé son engagement quant à la diminution de ses gaz à effet de serre (GES), qui pourront désormais être compensés par l’achat de crédits de carbone par Écotierra, une entreprise sherbrookoise spécialisée dans le développement forestier durable. En effet, c’est lors de sa deuxième édition du « budget carbone » que l’Université s’engage à dédier un volet complet axé sur le carbone et sur ses questions budgétaires, en prenant l’engagement de réduire drastiquement son empreinte par l’adoption de plusieurs projets précis de réduction de GES permettant l’atteinte éventuelle de cette neutralité carbone prévue pour 2030.

En quoi consiste la carboneutralité?

La notion de carboneutralité consiste principalement à réduire ses émissions de CO2, pour permettre de mettre sur pied des projets de réduction ou de capture et séquestration du carbone en un autre lieu. Ces projets peuvent également porter sur l'efficacité énergétique, la production d'énergie renouvelable ou encore le reboisement. En ce qui concerne l’UdeS, pour chaque tonne compensée, l’Université s’engagera à investir dans la recherche en environnement, entre autres. De plus, cela permettra l’achat d'unité de compensation, ainsi que la plantation d'arbres sur le Campus pour chaque crédit carbone vendu. Finalement, les fonds permettront de contribuer au déploiement de l'énergie solaire sur le Campus et de financer des stages et des bourses pour les étudiants dont les recherches traitent principalement des changements climatiques.

Pas de CO2 sur les campus!

Les énergies fossiles utilisées pour chauffer et climatiser les bâtiments seront également remplacées par des sources d’énergie renouvelable. Dès cette année, deux parcs solaires seront aménagés sur le Campus principal de l’Université, dont l’un sera le plus important parc d’énergie solaire photovoltaïque au Québec. De plus, l’Université récupérera la chaleur émise par les hottes de laboratoire et des ordinateurs afin de venir chauffer les bâtiments des campus. Pour ce faire, l’Université investira dès cette année cinq millions de dollars afin de moderniser l’équipement utile à l’utilisation du chauffage, de la climatisation, de l’humidification et de l’apport d’air frais dans les bâtiments de recherche en autre.

L’UdeS, une pionnière en élimination de GES

Finalement, l’Université de Sherbrooke s’engage par l’entremise de ses actions à devenir la première université québécoise dont les bâtiments n’émettront aucun de ces gaz d’ici 2030. En effet, cette nouvelle stratégie adoptée par la communauté universitaire contribue du même fait à établir de nouveaux projets et de nouvelles initiatives vertes dans ce domaine qui, nous le souhaitons, incitera d’autres grandes organisations à faire de même pour ainsi permettre d’accentuer des mesures d'économie d'énergie plus fiables et moins dommageables pour l’environnement, plus particulièrement en matière d’écoresponsabilité.


Crédits Photo © Page Facebook Les Humains de la médecine

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