Lutte contre les pipelines : un comité étudiant voit le jour sur le campus

Par Catherine Foisy

La porte grande ouverte, entre quatre murs d’une classe du A8, le tout nouveau comité étudiant invitait les alliés de la lutte contre les pipelines à se joindre à eux le temps d’une première discussion formelle. Un tour de table sympathique qui rapidement, allait guider les premières lignes de leur mandat.

Si les cinq étudiants se sont rencontrés aujourd’hui, leur mandat, lui, se dessine depuis quelques mois déjà. Les discussions ont commencé à la session d’automne 2016, alors que plusieurs individus de l’Université de Sherbrooke souhaitaient se mobiliser dans le but de dénoncer le maintien de projets de pipelines. Et l’arrivée de nouvelles lignes. Les deux étudiants qui ont lancé l’idée en sont venus à la conclusion qu’il valait mieux mettre sur pied un comité indépendant, plutôt que d’impliquer les associations étudiantes du campus comme front principal.

Une rencontre avant les fêtes, quelques échanges avec des tiers du milieu communautaire, un article dans le Cité Uni, les voilà, Rodrigue Turgeon et Guillaume Sirois, prêts à concrétiser leur implication. Au nombre de cinq, ils ont discuté pendant près d’une heure et demie afin de mettre cartes sur table. « Si on attend encore avant de se mobiliser, si on essaie d’approcher nos amis dans cinq ans, bien, ils vont déjà avoir été cristallisés par des habitudes de vie et de nouvelles réalités. On est à une époque critique, en tant que jeunes universitaires, et on a le pouvoir de développer cette lutte contre les pipelines », expliquait l’un des membres présents. D’où l’urgence d’agir rapidement.

Un éclaircissement comme point de départ

Le mandat de départ : « Unir les étudiantes canadiennes et les étudiants canadiens dans la lutte contre les pipelines, contre les subventions aux compagnies pétrolières et pour un plus grand investissement en énergies propres, en solidarité avec les autres actrices et acteurs de cette lutte et particulièrement les communautés autochtones ».

Les participants se sont entendus sur le fait qu’il y a un grand manque d’information au sujet de l’industrie pétrolière. « Ce n’est certainement pas le gouvernement qui est gagnant, ce n’est certainement pas la population, et encore moins l’environnement. »

Mais s’il est question d’informer la population tantôt étudiante, tantôt sherbrookoise, tantôt externe, il n’est pas question de s’arrêter aux discussions. Même s’il en est à ses premiers balbutiements, le comité souhaite se faire entendre par le déploiement d’actions concrètes. Pour eux, c’est le moment de s’unir pour défendre l’intérêt de la société et de foncer vers un environnement plus propre.

Un dossier à suivre de près

Le comité mettra bientôt sur pied un groupe Facebook où il sera simple de les rejoindre. En attendant, les membres de celui-ci vous invitent à réfléchir et à leurs faire part de vos idées.

En Assemblée générale le 25 janvier 2017, l’Association générale des étudiants en droit (l’AGED) adopte une position en soutien au mouvement ainsi qu’une position contre les pipelines Keystone, DAPL et Énergie Est et toutes celles qui nuisent aux droits autochtones, à la flore ainsi qu’à la faune.

De son côté, l’Association générale des étudiantes et étudiants en sciences (l’AGES) propose différentes activités en lien avec la lutte. Une conférence, une projection de documentaire, et même, un 5@8 contre les oléoducs se tiendront du 7 au 9 février prochain.


Crédit photo © montage - Maxime Denis

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