Par Martine Dallaire

Il n’y a pas que la COVID-19 qui fera mal au cours des prochains mois, surtout, à la période des Fêtes. Alors que les pertes d’emplois se multiplient, que les fermetures d’entreprises pullulent et que les contacts sociaux se font rares, la santé mentale de milliers de Canadiens est mise à mal par la pandémie, surtout en raison des mesures de confinement.

Certaines couches de la population davantage touchées

Il appert, selon une étude menée le CIRANO (le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations) en octobre dernier, que les populations féminine et étudiante, les familles à faible revenu, les moins de 35 ans ainsi que les résidents de l’Île de Montréal risquent davantage de voir leur qualité de vie et leur santé mentale affectées par les mesures de confinement. De même, les gens étant déjà aux prises avec des problèmes de santé mentale, peu importe leur condition sociale ou lieu de résidence, ont vu leur état s’aggraver depuis le début des mesures socio-sanitaires.

Les Fêtes de fin d’année, une période propice au suicide pour certains

Outre le confinement imposé, les centres de prévention du suicide démontrent une augmentation considérable du nombre d’appels, à chaque année, durant le temps des Fêtes. Plusieurs personnes souffrent de solitude et les conflits familiaux ressurgissent parfois au cours de cette période de l’année. La hausse de consommation d’alcool marque aussi les derniers jours avant de passer à janvier. Cette situation risque fort de s’aggraver en 2020 en raison de la pandémie, avec pour conséquences un accroissement de la détresse psychologique et l’aggravation de certains problèmes mentaux sous-jacents.

Malgré ce temps de réjouissances malmené, les bénévoles des organismes de prévention du suicide et le personnel de la santé seront en poste pour venir en aide aux personnes avec des idées suicidaire ou de la détresse psychologique, en dépit de l’isolement, 24/7. C’est ce que les analyses faites par l’Association québécoise de prévention du suicide démontrent pour la période de 10 ans s’échelonnant entre 1996 et 2016. Fait encourageant, le taux de suicide par mille habitants est passé de 20,4 à 12,1 pour la même période.

Des ressources pour aller mieux

La situation actuelle crée une réalité à laquelle aucun d’entre nous n’est préparé, non seulement en raison de l’ampleur de la crise, mais aussi de la durée de celle-ci. Personne n’est habitué à vivre en ermite des mois durant. La crise peut affecter à peu près tout le monde de différentes manières outre l’aspect psychologique, que ce soit au niveau physique, social ou financier. Dans un tel contexte, les relations avec les autres peuvent s’avérer plus ardues. Afin de faire face aux embûches causées par les circonstances actuelles, le gouvernement du Québec a mis en place différentes ressources sur le web ainsi qu’une application numérique pour venir en aide à la population notamment, le site Aller mieux en contexte de pandémie. Vous y trouverez des ressources numériques destinées à améliorer votre qualité de vie en ces temps difficiles, mais aussi, les numéros de téléphone de différentes ressources en santé mentale.


Crédit Photo @ Thomas Walter

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