La micro-implication étudiante : de que c’est?

Par Steve St-Pierre et Ariane Régnier (REMDUS)

Nous avons tous et toutes un horaire plutôt chargé : manger, dormir, étudier, travailler, écouter Netflix. Pour ce qui est du temps qui reste, il ne tient qu’à nous de meubler les trous avec diverses activités courtes, longues, rémunérées ou non. Certaines visent le développement d’aptitudes ou notre divertissement personnel. Ce qui nous étonne, c’est l’infime minorité d’entre nous qui décident de prendre de ce temps et de se consacrer à l’implication étudiante. Normal, nous direz-vous.

Vous avez eu un petit frisson, avouez?

« M’impliquer? Oui, ce serait chouette, mais je manque de temps. » Combien de fois l’avons-nous entendue, cette phrase. C’est triste et vrai à la fois. Nous avons observé des étudiants mettre un nombre incalculable d’heures non rémunérées dans des travaux d’implication étudiante, surtout au sein des associations.

Des heures et des heures à accomplir leurs responsabilités, à veiller à la défense des droits de ceux avec qui ils étudient, à organiser des activités – donner un goût sucré aux longues années d’études – et à régler les problématiques du milieu universitaire. Une implication exigeante, difficile à maintenir sans conséquence pour le rendement scolaire ou la vie sociale, le sommeil, la vie amoureuse. Bravo aux vétérans, ou même à ceux qui s’y essaient, le temps d’une session.

Il est de plus en plus difficile de s’assurer de la prospérité de l’implication étudiante. La participation s’essouffle et la relève se fait rare. Nous dirons même plus, elle est sous respirateur artificiel. Est-ce normal d’avoir de la difficulté à recruter une seule personne pour un poste à combler (avec plus de 6000 étudiants aux cycles supérieurs) afin d’assurer le fonctionnement minimal d’une association? C’est pour cette raison que nous souhaitons contester la présente forme de l’implication étudiante. Il faudrait que ça change.

Avec la micro-implication, nous vous proposons un mode de fonctionnement beaucoup plus simple basé sur un système de tâches spécialisées selon vos intérêts, vos valeurs et vos aptitudes. Les projets seront divisés en plusieurs rôles vous représentant, et vous permettant une meilleure gestion de votre temps en formant de petits blocs d’implication. Ce système simplifie l’implication et facilite son insertion au sein du développement socioprofessionnel des étudiants.

Autrement dit, de plus petites charges de travail, plus spécifiques selon votre domaine d’études, avec une plus grande reconnaissance du travail accompli… tout en vous faisant un très joli CV.

Quoi demander de mieux?


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