Mieux contrer la maltraitance chez les aînés grâce à une chaire de recherche spécialisée à l’UdeS

Par Martine Dallaire

Saviez-vous que juin est le mois des aînés dans de nombreuses régions du Canada et que le 15 juin est la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées?

Les aînés sont l’un des groupes d’âge affichant la plus forte croissance en province. Ils font également partie des personnes les plus vulnérables de la société. Les personnes aînées ont le droit de vivre dans un environnement leur apportant santé, sécurité, bien-être, sentiment d’appartenance  et dignité, et ce, sans aucune forme d'abus. On entend par abus, toute forme de maltraitance physique ou psychologique ou d’abus financier ou matériel, pouvant compromettre la qualité de vie. La maltraitance chez les gens âgés est un phénomène qui affecte leur droit à bénéficier d’une belle qualité de vie, qui mérite d’être dénoncée certes, mais aussi de faire l’objet d’une attention particulière. C’est pourquoi différents organismes qui promeuvent la défense des droits des aînés s’attardent à ce phénomène plutôt préoccupant. C’est également dans cette optique que la professeure-chercheuse Marie Beaulieu, titulaire de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées de l’Université de Sherbrooke, travaille d’arrache-pied avec son équipe de chercheurs et professionnels de divers milieux. L’équipe compte entre 10 et 15 personnes selon les sujets.

Signe de l’excellence des travaux de recherche menés par l’équipe de la professeure Beaulieu depuis 2010, le gouvernement provincial a investi la somme de 1 million de dollars dans la Chaire de recherche au printemps dernier. Cette somme sera cependant répartie sur 5 ans à raison de 200 000 $ annuellement. Les sommes investies proviennent du Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2017-2022.

Les travaux de recherche ont surtout été orientés vers les demandes des milieux engagés dans la cause de la qualité de vie des aînés. Le but visé par cette orientation est d’influencer promptement le développement des politiques gouvernementales destinées à cette tranche de population. Les travaux de recherche pointent également vers la bonification des services aux aînés, la sensibilisation du public et la formation des intervenants qui accompagnent les aînés maltraités ou à risque de l’être dans leurs démarches. C’est pourquoi les demandes des milieux sont  priorisées.

Les cinq prochaines années de recherche mettront davantage l’accent sur la formation ainsi que sur la diffusion des résultats obtenus. Un volet comportant le transfert des connaissances au public général notamment par la production et la diffusion d’outils pratiques verra également le jour, et ce, dans le but d’intervenir concrètement sur le terrain. Il s’agit d’une triple approche visant à contrer la maltraitance ainsi que l’intimidation, mais surtout, à promouvoir la bientraitance.

Depuis la mise en œuvre de la Chaire de recherche, cette dernière a contribué de manière significative à démystifier le phénomène de la maltraitance chez les aînés, principalement en ce qui concerne les formes de maltraitance non physiques. Les différents travaux menés par l’équipe de la Chaire de recherche ont déjà eu des répercussions importantes sur les nouvelles pistes d’intervention visant à lutter contre la maltraitance.

Rappelons que les travaux de la chercheuse, Marie Beaulieu, rayonneront bien au-delà du territoire québécois, puisqu’elle agit à titre de représentante de l'Amérique du Nord à l'International Network for the Prevention of Elder Abuse, un organisme siégeant au sein du Conseil national des aînés du Canada. Individuellement, il est possible de contribuer à contrer la maltraitance envers les aînés en portant le ruban mauve à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées, le 15 juin prochain.

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