Missfit à Sherbrooke : c’est quoi?

Par Lanie Dufour

S’établissant dans le marché sherbrookois, le centre Missfit réussira-t-il à se tailler une place au sein de la concurrence féroce de la ville? Considérant les Maxiclub, Progym et Econofitness de ce monde, il semble évident qu’on peut être gagnant à laisser une chance à un établissement unique comme celui-ci. Découvrons les particularités de Missfit.

Le centre Missfit de Sherbrooke sera, à compter du 4 novembre, ouvert au public et situé dans le secteur est de la ville au 2405 rue King Est. L’abonnement régulier sera de 88$. Toutefois, de nombreuses promotions seront lancées en raison de l’ouverture des lieux. Au niveau des services offerts, un horaire varié sera proposé en trois déclinaisons soient WOD (work out of the day), open gym (entraînement libre) et initiation (cours d’introduction). Durant toute la journée, on offre une grande quantité de cours pour bien s’intégrer dans le rythme de vie des femmes.

Pas un gym « traditionnel »

Toutefois, Missfit ne s’inscrit pas dans la même gamme de gym dit traditionnel. En effet, dans ses locaux, on ne retrouve pas les typiques machines de salles d’entraînement. À la place, on sera plutôt attendu par un type d’entraînement majoritairement fonctionnel qui consiste, selon l’entraîneur David Blondiau, à augmenter le potentiel d’un corps sain puisqu’il permet à chaque groupe musculaire de se renforcer suivant ses besoins réels à l’inverse de l’entraînement analytique qui se classe dans l’isolation musculaire. En d’autres mots, Missfit se compare plus à un entraînement de style Crossfit.

Une communauté de femmes !

Stéfanie Derome a conçu le Missfit en 2012 et a réussi à différencier son nom grâce à sa compréhension actuelle de la société. Effectivement, Missfit se démarque puisqu’il a réussi à s’adapter à un enjeu de société très présent, le mouvement féministe. Cette lecture adéquate de la situation dans son contexte a permis de répondre à un besoin : la valorisation de la femme dans le contexte d’entraînement. En effet, l’estime de soi et un mode de vie sain sont combinés afin de créer une communauté de femmes solidaires.

Afin de bien comprendre l’esprit général et l’environnement partagé par Missfit, l’équipe du Collectif a demandé à une future coach de l’établissement de Sherbrooke Fanie Côté, étudiante en kinésiologie, d’expliquer l’apport de ce gym dans la communauté. Celle-ci considère Missfit comme « un gym qui offre l’opportunité de se dépasser et de bâtir son estime de soi en laissant l’orgueil et les préjugés de côté. C’est le genre de place où les autres filles ne sont pas tes adversaires, mais plutôt tes coéquipières. Chacune a un objectif particulier, mais toutes travaillent dans le même sens et s’entraident pour l’atteindre ».

En attendant la réponse du public quant à l’expérience Missfit, il est certain que tous ces éléments laissent présager une bonne acceptation sociale, surtout considérant sa réputation et sa popularité sur les médias sociaux. Évidemment, il demeure toujours difficile d’être contre la promotion d’une bonne santé physique et mentale.


Crédit Photo @ MissFit

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