Mode masculine à Sherbrooke : Mon périple dans le désert

mode_masculineSherbrooke est loin d’être une capitale pour la mode. Nous n’avons pas de rue de boutiques de vêtements comme on peut en trouver dans les grandes villes de ce monde. En fait, la plupart des magasins à notre disposition sont au Carrefour de l’Estrie et se composent des mêmes bannières qu’on trouve ailleurs. Qu’en est-il de nos boutiques locales ? Où s’habiller en tant que jeune homme trendy dans les vastes contrées estriennes ?

Simon-Pierre Gagnon

Vendredi après-midi, arborant un complet coloré à motif, je pars à la découverte de ces boutiques dans lesquelles je n’avais jamais mis le pied, dans le but de vous trouver les bonnes adresses pour habiller votre homme.

Après ce long périple, c’est un constat plus général que j’ai été obligé de faire.

La sélection des vêtements est très limitée et répétitive. La plupart des magasins présentaient les mêmes styles, les mêmes motifs, les mêmes coupes, etc. Bien que ces magasins offrent de grandes marques connues, on n’offre pas leur sélection récente, ni même celle des dernières années. Elle est si vieille que même Wal-Mart ne l’offre plus.

Revenons sur les motifs : le carreauté est bien dans quelques modèles, mais pas lorsque c’est tout ce qu’on offre. On n’ose aucunement, on se munit des trucs qui ne se démodent pas, parce qu’ils ne seront jamais à la mode. Si vous n’êtes pas dans la cinquantaine ou un adolescent qui magasine avec sa mère pour son bal de finissant, vous devez vous en tenir loin.

Et ce n’est pas qu’une question de sélection, le prix est exorbitant… Les vestons, souliers et autres objets de luxe, je peux comprendre, mais pour une chemise careautée bas de gamme des plus banales seulement pour la marque qui y est mis devient un peu dépassé.

La mode sherbrookoise ne s’adresse pas aux consommateurs ardus de mode, mais à monsieur et madame tout le monde voulant se payer un bout de luxe sans pourtant en porter le prestige.

Je pourrais continuer encore un moment, mais assez de cynisme pour aujourd’hui. Quelques bons coups sont dignes de mention.

La boutique L2 Danger, sur la Wellington, nouvellement ouverte à Sherbrooke, offre des marques plus rares au Québec, comme Cheap Monday, Iron & Resin et Obesity & Speed. Autant pour les hommes que pour les femmes, la sélection est très bien et l’ambiance est très agréable.

Presque voisine, la boutique Glori.us offre de bons produits luxueux, à la dernière mode et qui se démarque de ce que je vois habituellement dans les autres magasins. Un service très convivial sans être trop présent, et j’ai cru voir une machine à espresso, pour moi c’est tout ce qui compte dans une boutique de vêtement.

Mes bobettes n’est tout de même pas à oublier. Les femmes ont droit à leurs boutiques de lingerie, nous avons droit au nôtre… avec des sous-vêtements plus masculins quand même. Les modèles sont très bien choisis et le design léché et sobre est somme toute agréable.

Côté tradition, je me suis presque senti comme dans une scène de film en passant chez Rejan Mode, où l’atelier de tailleur est assez impressionnant à voir.

Si le commerce de la restauration en Estrie devient de plus en plus compétitif à chaque ouverture d’un établissement, il nous fût prouvé à travers plusieurs nouvelles adresses que l’innovation est possible et très bien accueilli par les clients. C’est un exemple que toute boutique devrait suivre. Les nouveaux commerces de vêtements montrent déjà des traces d’innovation pour percer le marché, nous emmenant à croire que ça poussera les autres à en faire autant.

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