Nos étudiants en Afrique de l’Est pour une bonne cause!

Par Charles Bernard

Le Groupe de Collaboration Internationale de l’Université de Sherbrooke (GCIUS) est un organisme à but non lucratif qui a pour objectif de créer et de mettre en place des projets de développement humanitaire à travers le monde. Depuis 2002, le GCIUS a déployé des équipes formées principalement d’étudiants en génie dans plusieurs pays ayant des besoins en infrastructures qui leur étaient propres.

Le projet de l’édition de 2017 se déroule en Tanzanie, dans le district de Mbulu. L’équipe a comme défi de créer un système d’irrigation qui améliorera la capacité de production agricole des fermiers locaux. Le but est de permettre aux agriculteurs de pouvoir cultiver durant l’année entière, et non que pendant deux mois; un système d’irrigation adéquat est donc requis et représente un véritable besoin dans la région. Il est difficile dans certaines régions de mettre du temps et de l’argent dans l’éducation et le développement humain lorsque la sécurité alimentaire n’est pas assurée ou du moins stable. L’impact du projet est majeur : on peut calculer des retombées positives qui toucheront plus de 1200 personnes dans le besoin. Le rôle de ce groupe d’élèves de l’Université de Sherbrooke est donc non seulement de créer les infrastructures nécessaires pour permettre à la communauté d’obtenir une bonne sécurité alimentaire, mais aussi d’offrir les connaissances demandées pour assurer sa pérennité.

Les étudiants auront ainsi comme tâche de travailler en coopération avec les habitants et fermiers locaux pour permettre au savoir, obtenu dans notre institution scolaire, de profiter à la communauté locale et d’y rester. Alors, pour la deuxième année de suite, un étudiant en politique appliquée prendra aussi part à ce projet d’envergure, et ce, avec un rôle différent et complémentaire au reste de l’équipe. Cet étudiant assurera un rôle d’agent de liaison entre les élèves et les partenaires sur le terrain tout en faisant de la recherche pour déterminer des angles d’approche menant à des initiatives bénéfiques aux habitants. Par exemple, l’édition 2017, ayant elle-même la parité homme-femme, porte cher en son cœur la notion d’équité entre les sexes et met évidemment de l’avant l’implication des femmes sur le marché du travail. Cet esprit sera certainement transposé sur les projets et les décisions prises en Tanzanie.

Ce défi aura un impact positif sur la communauté visée, mais il sert aussi de tremplin à ces étudiants. Il est très rare d’avoir la chance, en tant qu’élève, de mettre en application concrète les connaissances acquises dans les classes. Le GCIUS permet donc de plonger des étudiants provenant de domaines différents dans une situation réelle et dont leurs actions affectent de manière positive des gens dans le besoin. Il met aussi l’étudiant dans une position qui demande de l’autonomie, de l’assiduité et surtout beaucoup de travail. Certainement, plusieurs heures de financement sont requises pour amener ce projet à terme. Ne soyez donc pas surpris si vous apercevez des étudiants qui, sur le campus, promeuvent ce projet et qui demandent votre soutien. Le GCIUS cherche aussi des bénévoles locaux pour la réalisation de projets spécifiques. Pour plus d’informations ou simplement pour participer, envoyez directement un message à Corinne Gauvreau-Lemelin à cgl.gcius2017@gmail.com  

De plus, l’équipe est toujours ouverte à des propositions d’activités de financement intéressantes, et il est d’ailleurs possible de contacter le GCIUS à info@gcius.ca pour des offres partenariales. Si vous souhaitez faire partie de la prochaine équipe et mettre en place le prochain projet, le formulaire de recrutement de l’édition 2018 sera disponible dès le premier mai sur le www.gcius.ca et les inscriptions seront ouvertes à tous.


Crédit photo © François Laflamme

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