Par l’Équipe du Collectif

1. Ma pire expérience avec Noël,

C’est à un film que je la dois, un classique des années 1980, Le Père-Noël est une ordure, porté à l’écran par Poirée avec les membres de l’équipe du Théâtre du Splendide dont les plus connus ne sont autres que Thierry Lhermitte ou Christian Clavier. Avec un titre pareil, comment veux-tu faire croire en la magie des fêtes à un enfant de 6 ans? En ayant visionné ce film à la télévision au début du mois de décembre, je n’avais rien compris à l’histoire de ce violent mythomane déguisé en Père-Noël dans une comédie burlesque qu’il était difficile de discerner avec mon jeune âge. C’est donc avec un grand traumatisme que j’ai dû aborder ce Noël 1993, ne désirant absolument pas que ce méchant Père-Noël qui frappe les enfants et dépècent des ascenseurs à la scie à chaîne pénètre dans notre maison. Finalement, la suite vous l’imaginez, Noël est arrivé, les cadeaux avec et la magie a repris ses droits. En revoyant ce film quelques années plus tard, c’est avec amusement que j’ai pu repenser à cette période-là tout en appréciant enfin l’humour décalé de ce petit film.

–> Par Benjamin LeBonniec

2. Il y a deux ou trois ans…

… ma veille de Noël a été marquée par la nouvelle weird blonde de mon oncle. Tout au long de la soirée, elle n’a pas cessé de faire rire le trio infernal, soit ma tante, ma cousine et moi-même. Elle nous a profondément fait rire lorsqu’elle a confondu le sucre à la crème avec des carrées aux dattes, ainsi que lorsqu’elle a demandé si, dans la cheminée, c’était un vrai feu (Juste…NON!!!). Mais le moment le plus étrange de la soirée s’est produit dans le cadre d’un jeu où l’on devait chanter une chanson à répondre, que tout le monde connaît, ou raconter une blague. Elle n’a pas compris le concept, car elle a chanté, seule, une chanson inconnue de tous, celle d’une vieille série télé, Au pays de Candy (vous irez l’écouter sur Internet, c’est assez mauvais). Bref, un gros malaise où plus personne ne parlait, mais finalement, le trio infernal a réussi à désamorcer la tension.

–> Par Mathieu Falardeau

3. Noël a toujours été un évènement très familial chez moi…

… et il est assez difficile d’en sortir un qui m’a réellement marqué plus qu’un autre. Je crois que je vais y aller avec la bonne vieille quétainitude et dire que Noël a toujours été pour moi une vraie source de bonheur en général. J’ai toujours eu du plaisir à aller à l’église avec mes grands-parents pendant que mes parents emba… que le Père-Noël venait faire sa livraison. Je savais que ça les rendait heureux et jusqu’à temps que le travail m’en empêche, j’y suis allé. Le souper interminable avant les cadeaux, les rigolades et les interminables blagues medium drôles de ma sœur, bref Noël, c’est parfait. Maintenant que je suis plus vieux, je m’attriste de voir que ce n’est plus aussi magique qu’avant. Vieillir apporte son lot de bons côtés, mais malheureusement, mon pire Noël est aussi celui où une partie de la magie est disparue. Certains disent qu’on garde toujours un cœur d’enfant et je le crois, mais on ne peut jamais oublier que le Père-Noël n’existe pas malheureusement.

–> Par Sébastien Binet

4. Je me souviendrai sans doute toujours de la fois où…

… ma famille et moi avons fait notre Noël un 5 décembre! Oui oui, si nous avons pu profiter de cadeaux et d’un souper traditionnel vingt jours plus tôt que la plupart de gens, la magie de Noël était assez difficile à atteindre! Entre l’étude et les examens finaux, la fête y est beaucoup moins! Disons que cette petite pause m’aura sans doute permis de passer à travers la session! Toutefois, il nous était possible de faire les courses de dernières minutes le matin même et de faire des blagues sur la fluidité des routes qui n’auraient pas été le cas le 25! Pourquoi ne pas changer la date de Noël?

–> Par Andrée-Anne Roy

5. J’avais 10 ou 11 ans

Mes parents étaient absents de la maison et j’étais un mauvais garçon dans l’âme. Je me suis donc mis à la recherche de l’endroit où auraient pu être cachés mes cadeaux de Noël. Je les ai facilement trouvés dans la garde-robe de la chambre des maîtres. De toute évidence, ils ne se doutaient pas des bassesses dont j’étais capable. Excité, j’ai mis la main sur un jeu de Super Nintendo: Maximum Carnage. J’ai caressé la boîte et chéri le moment à venir où je pourrais insérer la cartouche dans la console et enfin m’abandonner aux joies de la violence gratuite animée. Puis j’ai resserré le tout. Sauf que mes parents ont peut-être senti le petit démon en moi parce que Noël venu, ce n’est pas Maximum Carnage que j’ai reçu mais l’insipide jeu de hockey Stanley Cup. Je n’ai donc pas eu à feindre la surprise, mais j’ai eu conscience que mes parents ont observé la déception dans mes yeux. Peut-être ont-ils craint qu’un tel déchaînement de violence dans un seul titre de jeu pouvait affecter mes notes à l’école et mes relations avec mes camarades? C’est ma seule explication aujourd’hui. Ils ont sûrement eu raison parce que le jeu qu’ils m’ont offert à la place était si mauvais et ennuyant qu’il n’a jamais eu de répercussions sur mes études ou mes amis.

–> Par Marc-André Labbé

6. Stars d’un soir

Quand nous étions jeunes, ma cousine, ma sœur et moi aimions bien faire une prestation durant le souper de Noël, question de montrer à toute la famille nos talents. C’était devenue notre tradition. On se prenait un bon trois semaines à l’avance pour monter notre numéro et on te pratiquait ça, comme si c’était le spectacle le plus important de notre vie. On se trouvait même des costumes, c’était vraiment notre soir de gloire. Une année, nous avions décidé de faire un remake de la populaire chanson Au royaume du bonhomme hiver. Prêtes à performer, nous attendions que notre public se taise (à grand coups de «Écoutez-nous, écoutez-nous!»). Au moment même où on s’était mises à chanter, un de mes cousins avait décidé qu’il crashait notre spectacle en venant faire nos back vocals. Tsé le genre de back vocals extrêmement forts, avec des mouvements de danse qui attirent l’attention? Ouais, ce genre-là. Ça fait que tout le monde a rit de l’audace de mon cousin et nous, nous qui s’étions données corps et âme pour ce numéro-là, on avait pas mal passé inaperçues. J’vous dis que pour le reste de la soirée, on n’avait pas trop adressé la parole à notre p’tit comique!

–> Par Geneviève Guilmain

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