Crédit photo © Cathie Lacasse Pelletier

Par Andrée-Anne Roy

L’éphémère pour moi est représenté par ce qui est fragile, ce qui ne dure pas, ce qui peut s’éteindre et disparaitre. C’est aussi ce qui est étonnant et qui ne dure que quelques instants : de la surprise, de la joie, de la tristesse, un fou rire qui se termine par quelques larmes, des pleurs qui se concluent par un petit rire timide. L’éphémère, c’est tout et rien. Nous, en tant qu’individus, sommes sans doute la meilleure représentation de ce qui est de passage.

En fait, à l’inverse, quand je me questionne sur ce qui demeure dans notre entourage ou notre environnement, ce ne sont que très peu de choses. Nos choix font en sorte que l’on se départit de certaines habitudes, de certaines connaissances. Qu’on s’installe dans une nouvelle ville pour l’instant d’une visite ou pour y étudier, pour la visiter ou pour le plaisir, on laisse toujours quelqu’un derrière, des souvenirs, des coins précieux.

À ma première visite à Sherbrooke, je cherchais à me faire séduire par cette petite ville que j’appellerais mon nouveau chez moi dans quelque temps. Est-ce que cette visite fut un coup de foudre? Oh que non! Le charme de notre petite ville se forge et se crée comme de forts liens d’amitié. Petit à petit, on apprend à se connaitre et on s’apprivoise. Pour moi, ça s’est passé comme ça.

Mon histoire d’amour s’est accélérée quand j’ai trouvé ma qualité préférée à ma nouvelle terre d’accueil. Je m’en tanne jamais, elles me surprennent à tous les coins de rue, à tous mes pas et de toutes les fenêtres que je croise : les vues imprenables de Sherbrooke. Je me surprends à aimer le paysage, à le trouver rafraichissant et surtout à me laisser emporter sur son histoire, ce qui l’occupe.

Peu importe où vous vous trouvez, regardez autour de vous, osez prendre l’instant qui vous permettra de constater à quel point vous êtes bien entouré.


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