O-Volt : offre diversifiée et ambiance survoltée

Par Jasmine Godbout

« Faire bouger les gens autrement, car il y en a pour tous les goûts », voilà la mission du centre récréatif O-Volt situé en face du Carrefour de l’Estrie. On y offre une toute nouvelle dynamique à Sherbrooke. Le propriétaire, M. Jean-Martin Cyr, parle de ses motivations et du centre moderne de trampoline et d’escalade en général.

Diversité et sécurité

Ce qui le distingue des autres centres de trampoline, c’est principalement le fait d’offrir plusieurs disciplines : « Beaucoup de gens nous appellent et nous comparent à ISaute ou Skyzone, mais on répond qu’on est tout sauf ça, souligne M. Cyr. Ici, on a 40 % de trampoline, environ. On n’offre pas juste ça. Les jeunes ont besoin d’un break en essayant d’autres installations comme l’escalade ou le parcours ninja. Ils retournent sur le trampoline après pour lâcher complètement leur fou. »

C’est une partie des propriétaires du centre d’escalade Vertige, situé dans une église du centre-ville de Sherbrooke, qui ont eu l’idée de bâtir O-Volt pour « diversifier l’offre ». Ce dernier offre deux fois plus de parois de blocs, une « discipline en soi ». Voilà un beau complément aux nombreux types d’escalade (lead, moulinette, etc.) offerts à Vertige depuis 10 ans. M. Cyr explique que les passionnés d’escalade doivent connaître les périodes d’achalandage : « Au début, il n’y avait pas beaucoup de grimpeurs les fins de semaine, mais peu à peu, ils reviennent. La zone d’escalade reste assez tranquille pendant ces périodes-là. »

Le personnel d’O-Volt propose plusieurs cours autant d’escalade que de trampoline. Ouverts à tous, les divers cours sont décrits sur le site Web du centre, où s’y trouve aussi la possibilité de s’inscrire en ligne. Chacun mise sur l’aspect sécurité. Pour l’augmenter, ils forment leur personnel et éduquent leurs visiteurs : « Ceux qui prennent des cours deviennent ambassadeurs. En recevant des cours en bas âge, les jeunes prennent de bonnes habitudes qui deviennent des mécanismes. Ils peuvent ainsi avoir de la discipline et bien pratiquer leur activité physique. »

À go, tout le monde bouge!

Bien que les étudiants soient « une grosse partie de [leur] crowd » et qu’O-Volt soit plus familial, les grimpeurs et gymnastes passionnés ont toujours leur place. L’équipe du centre a comme mission de faire bouger les gens. « Souvent, les adultes, quand ils ont des enfants, arrêtent de faire du sport. Ici, ils peuvent s’amuser avec leurs jeunes tout en faisant de l’exercice. » D’ailleurs, pour les fêtes d’enfants et les événements corporatifs, des salles sont disponibles à l’étage. Une belle façon de s’activer et de socialiser.

Avis aux étudiants : le lundi, de 17 h à 21 h, vous obtenez 5 $ de rabais sur l’entrée à la présentation de votre carte étudiante. Cette soirée ciblée est souvent occupée comme quelques autres soirs de semaine. Un des objectifs, pour faire bouger les gens autrement, est de former davantage de partenariats, d’éduquer de manière évolutive ainsi que de toujours agrandir et améliorer l’offre.

Partenariats et éducation

En fait, on souhaite « travailler avec les écoles en leur offrant autre chose que du divertissement. L’activité libre, on ne croit pas à ça, à quelques exceptions près. On encadre les groupes scolaires avec une thématique pour passer un message et apporter un esprit, une cohésion d’équipe. On a même pour eux un grand tableau de pointage, qui permet de se mesurer aux autres écoles », propose le propriétaire.

Déjà, 22 élèves du Triolet sont inscrits dans le programme Sport-études escalade pour une première année : « Ça l’a commencé en force. On a été un peu pris par surprise. Pas nécessairement basé sur l’élite, le programme a formé trois athlètes qui se sont rendus aux championnats provinciaux et qui attendent les qualifications pour les nationaux. » Ils s’entraînent deux jours à Vertige et deux jours à O-Volt. Le cinquième jour, ils pratiquent une autre discipline, car « de toute façon, ils n’ont pas les mains pour endurer cinq jours d’escalade! », lance-t-il sur un ton humoristique. 

M. Cyr travaille aussi sur des partenariats avec les collèges privés, dont un qui se concrétise avec la concentration sport du Salésien, situé à proximité d’O-Volt. Dès l’année prochaine, les étudiants qui voudront s’entraîner en matinée avant d’aller à leurs cours pourront le faire. Un volet artistique (vidéo, médias) pourrait aussi s’ajouter au tout.

Implication de l’UdeS

Avec l’aide d’étudiants en génie informatique de l’Université de Sherbrooke, l’équipe d’O-Volt travaille sur un tout nouveau logiciel de caisse et de dossiers. L’équipe souhaite, d’ici la rentrée d’automne 2019, avoir mis en place des dossiers communs et automatiques avec Vertige pour les membres, et ainsi faciliter la vie de la clientèle. En ce moment, trois étudiants y travaillent et certains resteront employés au centre dans le cadre de leur stage coopératif estival.

M. Cyr, lui-même diplômé d’un baccalauréat en génie, possède une importante fibre entrepreneuriale et un grand intérêt pour le volet technologique : « On trippe. » Sherbrooke, sa ville natale et l’endroit où il a toujours voulu revenir s’installer, est idéal pour ce projet : « On continue de travailler fort, de gérer la première année et d’en faire un bilan, de garder ça propre et neuf. On veut augmenter le service à la clientèle avec la quantité de feedback qu’on a reçue. On mise aussi sur les formations qui nous distinguent », soulève-t-il.

Personnel et formation

L’équipe d’O-Volt est toujours à la recherche de personnes qualifiées pour la compléter. Que ce soit avec un bagage en animation, en éducation, en kinésiologie ou simplement avec une passion de l’activité physique variée, tout le monde est invité à poser sa candidature. À présent, l’équipe que le propriétaire qualifie de « débile » compte environ 30 employés, dont environ cinq ou six à temps plein.

On y offre des formations, comme la récente visite d’un trampoliniste professionnel, et « on fait souvent des parallèles avec la piscine pour la surveillance et le balayage », explique-t-il. Une connaissance des premiers soins est aussi obligatoire pour tous. Pour encadrer l’équipe, la partenaire du propriétaire, ostéopathe de formation, apporte du sérieux à la pratique des activités et met la sécurité de tous de l’avant.

Innovation, motivation, défis

La création d’un centre de trampoline et d’un gym d’escalade de bloc à Sherbrooke était imminente selon M. Cyr : « Plutôt que d’attendre que ça arrive, nous avons pris le taureau par les cornes. Nous avons décidé de le faire en se demandant constamment si c’était justifiable et rentable, vu l’ajout de nombreux frais non récurrents. »

Après un an d’ouverture, il constate « qu’il y a encore beaucoup de travail à faire par rapport aux installations et à l’inspection des équipements. L’entreprise est encore jeune; la satisfaction des clients est notre priorité. Par ailleurs, la partie escalade est plus facile à gérer, car on a de l’expérience dans le domaine. Pour le trampoline, on est encore en apprentissage. »


Crédit Photo @ Connor Tkachuk

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