Et si on se les gelait en été?

Par Sébastien Binet

J’entends souvent les gens parler de la marijuana comme étant une drogue totalement inoffensive pour l’être humain. La légalisation au Canada est au cœur du débat et les gens semblent plus enclins que jamais à légaliser cette drogue dite douce. Le cannabis ne crée pas de dépendance physique, certes, et bien sûr les dommages sur le corps humain sont beaucoup moins significatifs qu’avec l’alcool, mais de plus en plus d’experts se penchent sur les méfaits de ses composantes et on se rend bien compte que fumer ne serait pas si inoffensif qu’on nous laisse croire.

La marijuana : pas aussi naturelle qu’on le dit

Lorsqu’il est question de cannabis, on parle souvent d’herbe et par herbe, on pense à quelque chose de naturel. Ce qui est toutefois moins pris en compte, ce sont les produits chimiques qui sont ajoutés pour renforcer les effets de la drogue sur le système. Le tétrahydrocannabinol (THC) est un des produits chimiques qui stimulent la production de dopamine dans le cerveau humain.

Cette production de dopamine occasionne ce sentiment d’euphorie et de bien-être lors de la consommation de marijuana. Il faut aussi savoir que le THC est une substance qui s’accumule dans le système et qui, en grande quantité, peut augmenter les effets dans le système jusqu’à les rendre négatifs. En grande quantité, le fumeur peut être sujet à des crises d’angoisse et une perception très floue de l’environnement pouvant mener à des délires.

La consommation est d’autant plus hasardeuse que la présence de THC dans la drogue achetée dans la rue est inconnue, et donc peut varier significativement. Des experts ont affirmé que le THC était de 300 à 400 % plus présent dans la marijuana qu’il y a quelques décennies.

La santé des consommateurs qui s’en ressent

Cette augmentation a des effets sur la santé, et ce, à long terme. Beaucoup de consommateurs habitués de consommer de la marijuana se disent victimes de troubles de mémoire et même de sautes d’humeur. Les délires sont aussi plus fréquents et l’angoisse plus omniprésente. Ces effets restent toutefois différents pour chaque personne qui peut consommer pendant plusieurs années sans ressentir d’effets significatifs ou bien en ressentir dès la première inhalation.

Le joint et la schizophrénie : un automatisme?

Les experts sont encore, à ce jour, incapables de déterminer si la consommation de marijuana est un déclencheur de la schizophrénie chez les consommateurs. Toutefois, ils s’entendent pour une chose : les personnes qui sont sujettes à développer cette maladie mentale peuvent la développer beaucoup plus rapidement ou bien la déclencher à cause de la consommation. Ces recherches montrent donc que même si cette drogue venait qu’à être légalisée, les gens devront rester prudents par rapport à leur consommation. Légaliser une drogue ne signifie certainement pas qu’elle est complètement inoffensive au même titre que le café. Il faudra donc faire preuve de beaucoup de prudence.


Crédits photo © Fool.com

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