Osons crier plus fort

 

Par Catherine Foisy

Les élections du 19 octobre approchent, et comme avant chaque jour de vote où j’ai eu la chance de me positionner, ma tête et mon cœur se tiraillent jusqu’à la toute dernière seconde. Le jour venu, j’ignore qui prendra les rênes de cette décision que j’aurai à reprendre dans quatre ans au fédéral. Mais si je suis convaincue d’une chose, c’est ma fierté d’être où je suis.

Un Québec fort

Vous votez vert, il vote bleu, elle vote rouge, lui, il annule son vote, et elle, elle crache sur tout ce qui concerne la politique. Correct. Vous avez tous votre façon de voir les choses et c’est tant mieux, qu’est-ce que serait notre bout de continent si tout le monde pensait pareil? Qu’adviendrait-il de notre Québec, s’il était sans lutte, sans syndicats, sans groupes de revendication? De mon point de vue de jeune adulte qui croit fermement avoir la vie devant elle, la richesse de notre province est notre force de se lever debout. Les Québécois, des chiâleurs ? Non, les Québécois, des êtres courageux qui osent défier le gouvernement.

Montréal, capitale de la manifestation, abrite sous son ciel des marées d’individus qui posent un pied devant l’autre, un pied teinté d’assurance et de convictions. En ces temps de crise où la fonction publique se lève, tous, hommes, femmes et enfants se tiennent la main pour crier à l’injustice. Le front commun syndical des années 70 est de retour et cette fois-ci, plus fort que jamais. Couillard, Harper, vous ne nous aurez pas, chantent-ils dans les rues. Mais quelle mélodie rassurante, celle d’un peuple qui tente de faire avancer les choses.

Sherbrooke, à son tour, ouvre ses portes aux courageux qui souhaitent faire avancer les choses. Les enseignants et leurs élèves sortent dans les rues pour dénoncer le système d’éducation. Bien que l’éducation soit davantage un bien sur lequel le provincial peut agir, le Canada n’a pas l’oreille sourde et vous entend.

Une liberté d’expression

Nous avons la chance d’avoir la tête et le corps dans un pays qui accepte, plutôt bien, la liberté d’expression, alors pourquoi ne pas l’exploiter pleinement? Dans la mesure du possible, respectez vos adversaires, mais au delà de cela, respectez-vous. À notre âge, c’est le temps de s’exprimer, c’est le temps de crier plus fort que le voisin d’à côté, parce qu’à 20 ans, nous sommes maîtres de nos avenirs. Soyez près de vos idées et surtout, soyez fiers de les crier tout haut.

Il est certain que dans un monde idéal, nous n’aurions pas à descendre dans la rue. Dans un monde plus juste, nous n’aurions pas à brandir nos pancartes dans tous les sens. Dans un monde plus égalitaire, nous n’aurions pas à crier tout haut nos convictions. Mais ce monde n’est pas celui auquel nous appartenons, mais il n’est pas loin, et je vous encourage à le trouver.


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© Cathie Lacasse Pelletier

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