Parents de sportifs : quel type serez-vous?

Par Matthew Vachon

Lorsqu’on pratique un sport lors de l’enfance, il est tout à fait normal que nos parents viennent avec nous lors des différentes compétitions. Si certains savent adopter une attitude totalement appropriée, d’autres sont d’une nuisance épouvantable.

Au fil de nombreuses années d’observations plus ou moins rigoureuses durant mon parcours de sportif amateur, il m’a été possible de prendre conscience de plusieurs choses. Si certaines sont plutôt futiles, d’autres méritent d’être partagées. C’est le cas des différents types de parents qui viennent encourager leur progéniture, parfois avec la plus belle des intentions, parfois en mettant en péril leur propre réputation. Voici donc cinq types de parents que l’on peut retrouver dans les différents rendez-vous sportifs.

Les criards

Voici ceux qui traumatisent les enfants durant une partie. Ils sont des passionnés qui se laissent totalement emporter par la passion du jeu. Et quand je dis emporter, ce n’est pas quelques élans du cœur. Oh que non! 60 minutes à s’époumoner, ça ne leur fait pas peur. Toutes les émotions ressenties, bonnes ou mauvaises, sont extériorisées par des hurlements qui vous feront craindre une surdité précoce.  À ce sujet, une jolie histoire a marqué ma jeunesse. Une mère, qui assistait à la partie de hockey de son fils, était sur le point d’entrer dans un état de transe plus le match avançait. À un moment de haut stress, elle a tellement crié qu’elle n’a pas pu retenir une envie d’uriner. Pantalon mouillé et honte ont finalement couronné sa journée. Pas le résultat qu’on souhaite, vous en conviendrez. Un conseil, ne restez pas près d’eux lors des différents événements. Ils vous feront perdre la tête et surtout, le plaisir de voir votre enfant à l’œuvre.

Les dévoués

Le type de parents que tous les jeunes rêvent d’avoir. Ils emmènent leurs enfants à toutes leurs pratiques et à toutes les parties. Lorsque d’autres membres de l’équipe ont besoin d’un transport pour les rencontres sur la route, ils n’hésitent jamais à se proposer pour les emmener avec eux. C’est également eux qui vont se proposer pour organiser les différents événements entourant l’équipe. En aucun cas, ils ne comptent les heures investies. Leur but est que tout le monde puisse vivre une expérience amusante. De plus, jamais une partie ne se déroule sans ces personnes qui ont à cœur la passion de leurs enfants. Tous ceux qui seront ce genre de parents, je vous admire!

Les gérants d’estrade

À ne pas confondre avec les dévoués! Les fameux gérants d’estrade sont un véritable fléau qui frappe dans toutes les disciplines sportives de la terre. Rares sont les sports où l’on n’entend pas au moins un parent critiquer le travail d’un entraîneur, donner leurs recommandations suite aux compétitions (cela peut être très positif, tout est dans le dosage), dire qu’il faut faire jouer plus son rejeton (évidemment) et prétendre que leur expertise est plus grande que celle du personnel en place. Inutile de vous mentionner que cela engendre une multitude de frictions. À titre d’exemple, j’ai déjà été témoin d’une escarmouche entre l’entraîneur d’une équipe et un papa qui trouvait que son garçon ne jouait pas assez. Dire que cela dépasse le ridicule est un euphémisme. Le meilleur remède pour ne pas succomber à cette vilaine habitude? Il n’a pas encore été trouvé…

Les invisibles

Où sont-ils? Qui sont-ils? D’où viennent-ils? Personne ne le sait. On jurerait de véritables fantômes. Pourtant, leur gamin est bien réel. Ces parents n’ont pas le temps ou ils n’ont aucune envie de voir leur gamin à l’œuvre. Oui, la raison est peut-être valable (Travail, maladie, obligations, etc), mais leurs enfants ne garderont qu’en mémoire que son papa ou sa maman n’était pas là lors de son tout premier but. Si vous n’avez aucune raison valable de rater ces moments privilégiés, prenez le temps d’assister à ces moments. Bien souvent, c’est la chose la plus importante pour les jeunes.

Les positifs

C’est avec eux que vous devez assister au match! Tout est beau, la vie belle. Ceux-ci ne font qu’encourager leur rejeton, même lorsque la pente semble insurmontable. (Ici je dois remercier mes parents qui m’ont toujours encouragé malgré mes déboires lors de mes premiers matchs de hockey. C’était vraiment pénible!) Ces personnes en profitent en appréciant ces moments de famille de la meilleure des façons. Même lorsque leur enfant est mauvais, après avoir rigolé un brin en cachette, ils trouvent les mots justes qui lui donneront le goût de poursuivre l’aventure et de vouloir s’améliorer. Ceux qui se retrouvent dans ce groupe ont compris qu’il ne faut jamais mettre de pression sur leur petit. Tant et aussi longtemps qu’il veut jouer en y prenant plaisir, il jouera. Le cas échéant, c’est terminé et ce n’est pas la fin du monde!

Et vous? À quel type de parents serez-vous associés?

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