Parler en français : l’affaire de tous les Canadiens

Par Laurie Belhumeur

Du 11 au 15 juillet 2017 se dérouleront, à Moncton-Dieppe au Nouveau-Brunswick, les Jeux de la francophonie canadienne. Il s’agit d’une compétition pour les 14 à 18 ans ayant comme objectif principal de permettre aux francophones du Canada de pratiquer une discipline dans un environnement français. Cinq jeunes de la région de l’Estrie feront partie de ceux qui représenteront fièrement le Québec.

La raison d’être

Les Jeux de la francophonie canadienne ont comme objectif de permettre aux personnes âgées de 14 à 18 ans de créer des liens auprès d’autres jeunes provenant de partout au Canada. Le but est aussi de les sensibiliser au fait que la réalité du français n’est pas la même dans toutes les provinces du pays. Environ 1 200 participants et près de 800 bénévoles se réuniront pour cet événement pancanadien.

Le déroulement

Depuis déjà quelques semaines, des adolescentes et adolescents sont en préparation en vue de compétitionner contre d’autres provinces dans quatorze disciplines de trois catégories distinctes : arts, leadership et sports. Dès l'arrivée des groupes à Moncton-Dieppe, ville d’accueil cette année, un grand jeu collectif leur est proposé. Celui-ci permet de créer des liens entre les jeunes des différentes provinces, sans discernement de leur délégation. Par la suite, quatre jours de compétitions et d’ateliers donnés par des professionnels s’enchainent.

Le Québec, francophone majoritaire

Mais qu'est-ce que cette compétition pancanadienne peut apporter aux participants du Québec, qui n’ont pas à lutter pour pouvoir parler le français? Après un entretien avec M. Cédrik Canuel, chargé de programme aux Jeux de la francophonie canadienne pour la délégation du Québec, la pertinence de la représentation du Québec devient un peu plus claire. En fait, les Jeux visent principalement à créer des échanges entre des personnes des différentes provinces. La beauté de ces jeux, c’est qu’ils donnent la possibilité aux jeunes qui ne sont pas des sportifs de participer à une compétition d’envergure. M. Canuel mentionnait qu’au Québec, il y a les Jeux du Québec pour les disciplines sportives, mais que rien n’existe pour les arts et le leadership. De plus, en ce qui a trait aux disciplines sportives, bien que le Québec ait plusieurs équipes, il est fréquent que le sport ne soit pas pratiqué exclusivement en français.

Les effets à long terme

Les bienfaits se font à différents niveaux. D’abord, chaque participant peut être fier de représenter sa province ou son territoire dans une discipline qu’il aime. Ensuite, cette réunion des diversités canadiennes permet aux jeunes de réduire les barrières qui existent parfois entre les différentes régions du Canada. Finalement, cette expérience aide à construire et à renforcer l’identité francophone chez ces adultes en devenir, dans un climat d’échange et de compétition saine.

Bref, cette compétition vient un peu briser la croyance populaire que le Québec est le seul endroit au Canada où l’on parle le français. C’est également une compétition qui met de l’avant le fait que la jeunesse canadienne valorise la langue française et qu’elle a le désir de la faire vivre.


Crédit Photo © Jeux de la fancophonie canadienne

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