P3 alex_nevsky créditEncore une fois, en ce mercredi midi du 12 mars d’un hiver éternel, la cafétéria centrale de notre campus a revêtu ses habits de salle de spectacle. Cette fois-ci pour accueillir Alex Nevsky, qui s’est occupé de nourrir les oreilles affamées.

Joshua Lessard

On ne peut peut-être pas prétendre tout avoir à l’UdeS, mais en tout cas, on peut certainement se targuer d’avoir une caf’ affichant à son menu pas mal plus que des paninis à douze piastres.

Canailles, Plaster, Johan Gass et maintenant Nevsky ne sont que quelques-uns des artistes qui ont foulé les planches de cette mythique institution culinaire.

Et même si l’enthousiasme d’une foule d’étudiants se bourrant le bidon à toute vitesse entre deux cours n’est, soyons honnêtes, pas à tout fracasser, reste que ça donne parfois tout de même d’excellentes performances.

Ce fut le cas avec ce cher Alex Nevsky, qui, malgré de petites pointes lancées en rapport au fait qu’il devait concurrencer avec le rutilement des mâchoires, a réussi à arracher le titre de « centre d’attention » aux plats de pâté chinois. Évidemment, ça aura pris quelques interventions du genre « Come on, réveillez-vous, on dirait que je joue dans une cafétéria! », mais le charisme du chanteur a fini par conquérir le public.

Il s’est ensuite affairé, accompagné d’une choriste-pianiste et d’un gars qui jouait tantôt de la basse, tantôt de la guitare, tout en frappant du pied un étui d’instrument en guise de percussions, à jouer quelque 5 chansons, dont la plupart étaient tirées de son nouvel album.

Entre autres titres issus d’Himalaya mon amour, ledit album, il y avait la populaire On leur a fait croire, chanson qui a engendré la plus forte réaction de la foule.

Par « forte réaction », on veut dire que certains membres de l’assistance entonnaient timidement le refrain.

C’était pas « forte réaction » dans le sens de « les filles se sont déshabillées pis les gars se sont aspergés de gaz avant de partir un moshpit ».

C’est le gros point faible de ces prestations : les gens qui se trouvent là n’y sont pour la plupart pas en connaissance de cause. Beaucoup ne sont dans la cafétéria que pour manger, tout simplement, sans savoir qu’il y aura un spectacle. Ce qui fait qu’ils ne sont pas particulièrement attentifs à la chose.

Mais le gros point fort pour contrebalancer : ça permet aux gens d’entendre des versions acoustiques inédites de chansons populaires.

Et pour ça, ça vaut toujours le déplacement.

Et le 22 mars, vous pourrez vous déplacer au Boquébière pour le voir en performance complète.

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