Par Léonie Faucher

Marie-José Thériault prévoit un don testamentaire de 25 000 $ à l’Université de Sherbrooke pour favoriser l’étude de l’œuvre littéraire complète de la famille Thériault et celle de la littérature québécoise en général. Ce don permettra, entre autres, de protéger les écrits québécois, mais aussi de pousser des recherches littéraires dans plusieurs domaines connexes à l’édition.

Que contient l’héritage de la famille Thériault?

En plus de la bourse de 25 000 $ qui est prévu dans le testament de Marie-José Thériault, celle-ci offre l’œuvre littéraire complète de sa famille à l’Université de Sherbrooke. Parmi les œuvres variées rédigées par sa famille, elle remet à l’institution : romans, récits, contes, nouvelles, essais, chansons, œuvres dramatiques, textes journalistiques, etc.  

Les programmes de lettres de l’Université de Sherbrooke choyés

Quoiqu’aucun membre de la famille Thériault n’ait étudié à l’Université de Sherbrooke, Marie-José Thériault, persuadée que l’université possède toutes les ressources littéraires essentielles à l’accueil de l’héritage de sa famille, affirme que son choix repose sur les programmes présents. C’est donc avec une pensée pour les étudiants d’études littéraires et du certificat en Histoire du livre et de l’édition qu’elle lèguera les œuvres littéraires, afin qu’elles soient étudiées et mises en relation avec la production littéraire et l’édition québécoise. Bien que l’objectif de la bourse est de promouvoir les œuvres de la Famille Thériault-Blanchet, celle-ci pourra notamment encourager des projets d’études au sein de la communauté étudiante sur les relations, concordantes ou problématiques, entre la famille Thériault et l’univers de l’édition. Également, la bourse permettra d’apporter un soutien financier aux recherches sur l’écriture radiophonique tout en participant à la création d’un corpus d’éditions critiques, des œuvres de la famille Thériault, mais également de la littérature québécoise.

La famille Thériault : une histoire d’écriture

Marie-José Thériault s’inscrit aujourd’hui dans le domaine de l’écriture, alors que, dès son jeune âge, elle accorde une importance toute particulière à la littérature, déjà fascinée par l’univers créatif de son père, l’écrivain Yves Thériault, et de l’univers journalistique de sa mère Michelle Thériault. Malgré sa passion pour les arts de la scène, Marie-Josée Thériault décide de s’investir dans l’écriture comme ses deux parents. Inspirée par la carrière de son père et l’histoire de l’édition québécoise, elle défend la préservation des archives du Québec. Effectivement, en 2006, elle était de passage à l’université pour livrer un plaidoyer sur la survie de l’édition patrimoniale québécoise, qu’elle tente de perpétuer notamment en fondant les Éditions du dernier havre, où elle publie des rééditions des œuvres marquantes de la littérature québécoise, incluant celles de son père. D’ailleurs, elle propose la notion d’édition patrimoniale, des rééditions d’œuvres incontournables sous des subventions gouvernementales, afin de protéger ses écrits et ceux de sa famille.

L’étude littéraire au Québec bénéficie de la famille Thériault

Le don testamentaire qu’elle offrira stimulera l’approfondissement du domaine des lettres et des communications en partageant une parcelle de son histoire au Québec, grâce à la production textuelle radiophonique d’Yves Thériault. En offrant une bourse, elle souhaite que les fonds prolifèrent les recherches sur la propriété intellectuelle, puisqu’elle et son frère Michel Thériault soutiennent cette cause depuis le décès de leur père. Cependant, elle aimerait que le don incite sur la place et la reconnaissance des femmes face à leur apport à la littérature et à l’édition québécoises. En effet, son parcours d’écrivaine a été ponctué par le rayonnement de la femme autant dans ses chroniques que dans ses traductions. Donc, elle espère que son don ouvrira des portes dans les domaines des recherches littéraires afin de poursuivre l’œuvre de sa famille.


Crédit Photo @ Camille Casavant

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