Par Simon RD 

Il y a presque un an déjà que l’astromobile de la taille d’une voiture environ a été lancée dans l’espace. L18février dernier, Perseverance a enfin «amari» sur la planète rouge avec succès. Ce petit bolide représente alors l’espoir d’une grande avancée dans la conquête de l’espace et dans la compréhension scientifique pour l’homme. Or, de son «amarissage» à aujourd’hui, quoi de neuf avec Percy? 

L’humain s’ébahit depuis longtemps devant les étoiles et les astres. Depuis le début de son existence, le regard rivé vers la Voie lactée, les Sapiens cherchent des réponses. Mais, que se cache-t-il dans cet infini, ce vide? Sommes-nous seuls et seules? Existe-t-il un passé significatif dans notre système solaire?  

Plusieurs questions qui expliquent bien pourquoi aujourd’hui, en passant par l’«alunissage» sur la lune et la construction des stations spatiales, beaucoup de scientifiques tentent d’entreprendre la construction d’outils spécialisés, de plus en plus avancés technologiquement, dans le but de peut-être connaître l’histoire et les caractéristiques de ce vide, silencieux et noir, illuminé par les astres. 

En 2021, après les aventures de SpiritOpportunity et Curiosity, c’est Perseverance qui a pris le relais. L’astromobile sera alors les yeux du projet. Vers le 22février, la NASA a rendu publique une vidéo de l’«amarissage» de Percy sur la planète Mars, au grand plaisir d’une bonne partie des internautes 

Pour ceux qui ont assisté à ce spectacle, certains se sont sûrement rendu compte que les images étaient indéniablement de l’ordre de la haute définition, contrairement aux autres images qui ont été transmises de cette rouge martienne antérieurement. Sur les réseaux sociaux, on pouvait même y trouver quelques montages en 180degrés mettant en scène le fabuleux et lumineux ciel de Mars. L’humanité est vraiment rendue ailleurs. D’ailleurs, de son arrivée sur Mars à aujourd’hui, Perseverance aurait déjà pris 7000clichés de l’endroit. 

Une Québécoise aux commandes 

Une grande fierté habite la belle province en ce moment de savoir qu’une Québécoise est aux commandes de Perseverance. En effet, l’ingénieure de 32ans Farah Alibay participe à un aspect important de la mission. La jeune ingénieure participe à l’élaboration du parcours de Percy, car elle peut se conduire seule, mais bien sûr, elle a besoin d’être paramétrée.  

Avec un parcours académique presque parfait pour MmeAlibay, on peut percevoir à travers les médias qu’elle est très motivée à compléter avec brio le projet martien dans la prochaine année. Dans La Presseelle souligne que même si l’heure de la planète rouge est différente et plus longue que celle de la Terre, elle sera absolument dans le coup.  

En fait, Perseverance aura jusqu’en septembre avant que le soleil soit de l’autre côté de Mars, de la région où elle se trouve présentement, pour effectuer son aventure. Après il fera nuit de son côté, donc ce sera le repos jusqu’au retour de la lumière. 

Que mijote Perseverance? 

L’engin aura comme mission, entre autres, de faire des prélèvements géologiques, de faire l’identification de rochers et de sédiments. On veut répondre à plusieurs questions bien sûr. On veut sans doute savoir ce qui est arrivé à Mars, une question sur laquelle cogitent probablement beaucoup de chercheurs depuis longtemps. 

Pour ce qui est de la forme de vie hypothétique selon les chercheurs, on lit dans LDevoir que la conception de l’existence selon les scientifiques sur cette planète réside plus en une entité moléculaire qui par le fait même exige un travail de précision et d’étapes.  

Donc, les éléments à accomplir pour le moment seraient de pouvoir collecter des échantillons d’un grand cratère du nom de Jezero, vieux de 3,5 milliards d’années, qui aurait été un lac profond. Le lieu est en fait l’endroit où Perseverance s’est posé. On veut alors réussir à rapatrier sur Terre ces échantillons.  

Un autre projet qui serait sur la table aussi est de rejoindre un delta qui aurait été formé par des rivières et qui intéresserait beaucoup de chercheurs. 

L’objectif Mars 

Mars semble être l’un des grands objectifs élaborés de plus en plus par les grandes Nations. Effectivement, l’idée de la colonisation de cette planète semble devenir une motivation à l’élaboration de plusieurs super technologies en collaboration avec plusieurs pays.  

Un article intéressant du National Geographic révèle que les collaborations entre l’Europe, la Russie, la Chine, l’Inde et les États-Unis pourront probablement rendre possible cette épopée digne des grandes explorations version 21esiècle.  

Fort est à parier qu’il y aura toujours cette fascination pour l’inconnu, le monde de là-bas. On cherche et on cherche… on veut savoir. C’est l’une des bases mêmes de notre évolution, de notre autodéfense : chercher pour savoir savoir pour apprendre et parfois désapprendre.  

Pendant que nous sommes ici sur cette terre surexploitée et bientôt victime des multiples tempêtes et dévastations naturelles, là-bas, vers le rouge scintillant, il se mijote peut-être quelque chose dont on ne connaît pas la réelle nature.  

Toutes ces constructions spatiales pour la prochaine conquête. À qui appartiendra l’orbite demain? À qui appartiendra Mars? Quels pays décideraient de sapproprier le fruit des grandes explorations du futur? Et si on découvrait quelque chose de puissant, à qui profiteront vraiment ces découvertes, ces richesses, ces données?  

Du 18février 2021 à aujourd’hui, Perseverance n’a pas fait d’acquisition et de découverte à vrai dire concluante, si ce n’est que les sublimes photos d’une planète déserte. Il est encore très tôt, bien évidemment.  

Mais la NASA, ayant beaucoup de projets en vue, est au tout début d’une folle et nouvelle aventure. Fort est à parier que dans la prochaine année, plusieurs belles surprises arriveront sous les yeux des Terriens et que l’«amarissage» ne sera plus un combat linguistique, mais une réalité. Houston, c’est à vous.


Crédit montage @ Simon RD

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