Selon une fausse conception populaire, la première phrase dite à quelqu’un n’est importante que si elle s’adresse à une fille intéressante. Tu sais, la fameuse pick-up line ? Cependant, dans le cas des amis, une bonne phrase d’approche est primordiale.

Par Marc-André Lafrance

C’est pourquoi j’ai décidé de vous faire un guide de phrases à éviter lors de premières rencontres. Ces questions m’ont toutes été réellement posées, dans la vraie vie, par des gens que je ne connaissais pas et que je n’ai plus voulu connaître par la suite. Faites-en bon usage.

« Scuse-moi, tu « bench » combien ? » : Cette phrase m’a été posée le plus sérieusement du monde par un homme dans un bar. Pas de clichés ici, il n’avait rien d’une bête d’entraînement, j’imagine qu’il a simplement pris mon physique imposant ( lire « grand slaque » ) comme un moyen pour comparer sa force musculaire. Si pour toi, je suis une comparaison suffisante, tu ne dois pas être si fort que ça. À moins que tu aies 12 ans. Là, t’as mon respect.

Quoi répondre : « toi, tu benches combien ? » et faire semblant d’être impressionné quand il te répond. Il a maintenant le « boost » d’estime personnelle dont il avait besoin et t’as la paix. Le gagnant là-dedans ? Toi.

En passant, la « plate » n’est pas une unité de mesure du système international. T’as beau me dire que t’en lèves quatorze, je n’ai aucune idée si je dois être impressionné ou non.

« J’ai la même chemise que toi chez nous » : Pour l’avoir entendu vraiment trop souvent, j’en suis venu à me demander : est-ce que quelqu’un a déjà été profondément marqué par cette question ? Ce serait incroyable que la personne lui réponde : « j’aimerais ça qu’on aille prendre un café, toi et moi, je sens une connexion ». Si oui, ils doivent maintenant avoir une amitié solide.

Quoi répondre : « T’as du goût ! ». Ça lui fait plaisir et avouons-le, c’est vrai qu’il a du goût. Il met ta chemise.

« On t’as-tu déjà dit que…  ? » : Oui.

« Toi t’es l’ex de … ?» : Non. Et même si c’était oui, je répondrais prudemment. Je ne sais pas si ça entrainera une bataille ou un high five. Je risque rarement ma face pour un high five.

« Hey ! On a cinq amis en commun sur Facebook » : Comment tu sais ça ? Déjà là, c’est bizarre. Et même si le nombre d’amis communs était proportionnel à une amitié forte, cinq ce serait vraiment pauvre.

« Crime, t’es pas gros toi » : Toi t’essayais clairement pas.

Quoi répondre : Rien. Fais juste le juger et exposer sa perspicacité dans le journal étudiant. « Quin toé ».

« T’étais dans mon rêve toi hier soir » : C’est bizarre. Parles-moi pu.

Quoi répondre : « Qui a dit que le rêve était fini ?», en la fixant. Tu viens de t’acheter la paix. Oui, oui ! Facile de même.

« As-tu vu comment la fille là-bas est belle ? » : Pourquoi tu me dis ça à moi ? Va lui parler. Ce sera plus bénéfique que de n’avoir que des contacts visuels avec elle et te dire qu’elle va comprendre et venir te parler. N’essaie pas de te convaincre, c’est irrationnel comme façon de penser. Mon approbation ne te mènera nulle part dans ce dossier-là.

Y’a plein de mauvaises façons d’approcher des gens, et plein de mauvaises réponses. L’important, c’est aussi d’être agréable. Si tu réponds bêtement à tous les gens qui t’interpellent, ben tu vas peut-être finir tes soirées seul le soir à écrire des chroniques pour le journal étudiant.

 

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