Plus que 8 jours avant la fin du Défi 28 jours sans alcool

Par Andréanne Beaudry

Le mois de février est l’occasion idéale pour la Fondation Jean Lapointe de lancer son défi annuel. Le but étant de s’abstenir d’alcool pendant 28 jours, en plus de donner un minimum de 28 $ à la Fondation. Les fonds permettront d’offrir des ateliers de prévention des toxicomanies chez les adolescents. À quelques jours avant la fin du défi, Le Collectif vous résume brièvement l’entrevue d’Alexandra Dupuis, sur les ondes de la Renverse à la radio CFAK de l’Université de Sherbrooke, avec le porte-parole du défi en Estrie : Jonathan Garnier.

La Fondation et son défi, selon Jonathan Garnier

Impliqué depuis le tout début, il y a maintenant cinq ans, Jonathan Garnier joue un rôle de porte-parole en Estrie. Initialement, il était dans le comité organisateur avec d’autres gens d’affaires pour développer le concept : aider et prévenir. En effet, « la fondation va aider d’une part les personnes avec une dépendance à la drogue et à l’alcool grâce à sa maison d’accueil avec traitements », sinon elle vise à faire de la prévention dans les écoles pour sensibiliser, mais pour aussi contrer la consommation précoce.

Quand Jonathan Garnier et ses partenaires ont lancé le Défi 28 jours sans alcool, ils ont choisi de prendre le mois le plus court de l’année, soit février, pour que ce soit « plus facile ». Il précise « que nous ne voulions surtout pas le mois de janvier, parce que tout le monde revient de vacances et reprend leur routine ». Le groupe voit ce mois sans alcool comme une motivation à se donner un défi personnel.

Pour l’édition de 2018, Jonathan Garnier affirme que leur objectif est d’amasser 500 000 $ pour rencontrer, au cours de l’année, plus de 76 000 enfants dans les écoles.

Consommation d’alcool : une pression sociale?

Pour certaines personnes, le défi peut sembler facile, mais on se rend compte au final qu’il existe une certaine pression sociale autour de l’alcool. Jonathan, qui n’a jamais eu de problème avec les breuvages alcoolisés, raconte que lorsqu’il va dans un cocktail lors de soirées mondaines et qu’il commande un mocktail, un verre d’eau ou bien un jus d’orange, « les gens me regardent et me disent souvent que je suis malade ». Cependant, il estime que le mocktail est présentement un « mouvement en développement ».

Selon le porte-parole, ceux et celles qui réalisent le défi parviennent à voir plusieurs avantages : une belle occasion pour nettoyer son système, pour perdre du poids ou bien pour avoir une réelle prise de conscience sur sa consommation d’alcool.

Plusieurs façons de s’impliquer pendant le défi

Le défi peut se réaliser de plusieurs manières. Il existe trois volets distincts pendant le mois sans alcool : 28 jours, 15 jours ou seulement les jours de semaine. D’une certaine façon, le défi est accessible à tous et à toutes, car il s’adapte au rythme de chacun. Les participants et les participantes doivent, en plus, remettre un minimum de 28 $ à la fondation. D’autres personnes choisissent de donner le montant qu’ils investissent habituellement dans leur consommation mensuelle d’alcool. De ce fait, ils réalisent à quel point ils peuvent dépenser beaucoup.

Pour encourager une personne qui participe au défi, il est d’ailleurs possible de verser un montant à la fondation via son profil. Il s’agit de l’option de parrainage. Pour Garnier, c’est également une manière intéressante de s’impliquer.

Option mocktail? Apprendre à consommer autrement

Même si la tendance peut être forte, rien n’empêche de boire un bon cocktail sans subir les effets secondaires que peut causer l’alcool. C’est ce que vous propose le mocktail : un cocktail sans alcool. La plupart pensent que cette option s’adresse uniquement à ceux et celles qui ne consomment pas d’alcool. Pourtant, de plus en plus de personnes adoptent cette manière de boire lors des événements.

La richesse de cette astuce

Pour les personnes qui s’intéressent à la mixologie, la confection d’un mocktail est un défi bien intéressant en soi. La mixologie est l’art d’élaborer et de confectionner des cocktails selon l’accord de boissons et d’ingrédients divers. Alors, avec les mocktails, il n’est donc plus possible de construire une recette autour d’un alcool. Le défi est de créer avec un ou bien plusieurs ingrédients qui seraient normalement secondaires dans une boisson alcoolisée. On dit même que ce défi met réellement à l'épreuve la créativité des barmans et des barmaids, le noyau même du métier des mixologues de ce monde. D’ailleurs, une nouvelle compétence se développe : reproduire le goût d’un alcool, mais sans faire l’usage d’eau-de-vie.

Des avantages pour tous

Le fait d’offrir des boissons sans alcool comporte de nombreux avantages pour la plupart d’entre nous. Même la personne désignée pour conduire peut profiter de la créativité des mixologues; pas obligé de se limiter à l’eau pour toute la soirée. Les mocktails sont d’ailleurs accessibles à tous, donc moins discriminatoires. Les enfants peuvent même déjà s’initier à l’art de la mixologie plus facilement.

Le prix est plus abordable, puisque les dérivés des boissons alcoolisées, comme le Virgin Caesar, sont moins chers. À la base, ce qui coûte cher dans un cocktail, c’est l’alcool. Par conséquent, le mocktail devient également une option moins coûteuse.

Consommer moins d’alcool peut aussi favoriser la perte de poids. D’une part, parce que l’alcool contient beaucoup de calories, que ce soit le vin, la bière ou les spiritueux. La quantité de sucre varie, mais n’est pas complètement absente. D’autre part, parce qu’elle déshydrate. La déshydratation peut occasionner de la rétention d’eau; une accumulation de produits qui devraient être éliminés de l’organisme. Le tout se caractérise par un gonflement des tissus ou une prise de poids rapide et inexpliquée.

Pour son goût et les avantages qu’ils proposent, oserez-vous découvrir le mocktail?

Des recettes pour en découvrir davantage

Le journal Le Collectif vous propose, pour les quelques jours qui restent à la campagne du Défi 28 jours sans alcool de la Fondation Jean Lapointe, trois recettes à découvrir pour l’occasion.

Le Shirley Temple aux framboises de Ricardo

  • 60 ml (¼ tasse) de confiture de framboises
  • 60 ml (¼ tasse) de jus de citron
  • 500 ml (2 tasses) de boisson gazeuse froide (de type 7Up ou Sprite)
  • Glaçons

L’Érablière de la SAQ

  • 30 ml (1 oz) de jus de canneberge
  • 30 ml (1 oz) de jus de pomme
  • 30 ml (1 oz) de soda club
  • 15 ml (1/2 oz) de jus de citron
  • 15 ml (1/2 oz) de sirop d’érable
  • Glaçons
  • Sucre d’érable
  • 1 bâton de cannelle

Sangria blanche à la poire sans alcool de Trois fois par jour

  • 1 contenant (700 ml) de nectar de poire
  • Le jus d’un seul citron
  • 1/2 tasse de feuilles de basilic frais
  • 1/2 tasse de raisins verts, coupés en deux
  • 1 pêche, coupée en fines tranches
  • 1 poire, coupée en fines tranches
  • 1 tasse de melon miel, coupé en morceaux
  • 1 bouteille (1L) d’eau pétillante citronnée Montellier
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