Portrait sportif - Maïté Bouchard: Fière de ses origines

sport-portrait_sportif-credit_universite_de_sherbrookeAvoir la chance de pratiquer sa discipline sportive au niveau universitaire est une chance unique. Imaginez lorsque c’est possible de le faire pour l’université de sa ville natale! Un bonheur dont Maïté Bouchard profite pleinement en compagnie des gens qu’elle aime.

Matthew Vachon

Pour ceux qui suivent le sport en général, défendre les couleurs de son pays, de sa province ou de sa ville est un honneur. Pour Maïté Bouchard, parvenir à se tailler une place dans l’équipe universitaire de sa ville tout en poursuivant son parcours scolaire était une occasion formidable. « Mes choix d’études ont fait en sorte que je suis restée à l’Université de Sherbrooke et je suis bien contente de ce choix-là! L’équipe du Vert & Or est tout simplement géniale et ça me permet de vivre des expériences exceptionnelles, entourée des personnes que j’aime et qui sont importantes pour moi. De plus, j’avais beaucoup d’attachement pour Sherbrooke et pour l’équipe avant même d’entrer à l’université. À force de m’entraîner en même temps que les athlètes du Vert & Or ou même avec eux et de les côtoyer dans les compétitions, j’ai l’impression que j’aurais eu de la difficulté à faire partie d’une autre équipe universitaire sans sentir que ma place initiale était vraiment à Sherbrooke. Aussi, être restée ici m’a permis de continuer de m’entraîner avec l’entraîneur avec qui je travaille depuis maintenant presque quatre ans et de ne pas avoir à m’habituer à un autre coach. Définitivement, le Vert & Or va faire partie de ma vie et je souhaite passer cinq belles années dans l’équipe! »

Début tardif en athlétisme

On le sait, au Québec, certaines disciplines sportives prennent beaucoup moins de place que d’autres, mais mériteraient d’être autant connues. Parfois, les parents jouent un rôle important dans les activités pratiquées par leurs enfants. Dans le cas de Bouchard, c’est grâce à son père si elle a commencé l’athlétisme. « Ça ne fait pas très longtemps que je fais de l’athlétisme, j’ai commencé à l’automne 2011. C’est initialement mon père qui m’a proposé d’aller essayer un entraînement parce qu’il disait que je courais bien et il pensait que j’allais peut-être aimer ça. J’ai essayé plusieurs sports dans ma jeunesse comme le vélo, la natation, le volleyball et le ski de fond. Chaque fois, je ne trouvais pas « mon » sport. J’avais le goût de trouver le sport dans lequel j’allais pouvoir m’épanouir et pour lequel j’allais avoir envie de me lever le matin pour aller à l’entraînement, comme je voyais mon frère le faire pour le ski de fond à l’époque. »

Par contre, tout n’a pas été facile au départ pour l’étudiante en kinésiologie. Son premier entraînement demeurera probablement longtemps gravé dans sa mémoire. « Je me rappellerai toujours mon premier entraînement avec le club d’athlétisme de Sherbrooke. C’était pendant la saison de cross-country, donc évidemment il pleuvait et nous allions faire un entraînement dans le mont Bellevue. Je courais de temps en temps avec mon père ou mon frère, mais sans plus. Disons que je n’étais pas la plus en forme! J’ai donc commencé l’entraînement et à peine après l’échauffement, j’étais déjà très fatiguée. J’ai tout de même fait les répétitions, mais disons que le résultat n’était pas très impressionnant, au point que plusieurs personnes du groupe ne pensaient pas que j’allais revenir. Finalement, je me suis présentée au deuxième entraînement. Malgré le fait que je traînais un peu de la patte, j’aimais vraiment ça. »

Saison à la hauteur grâce à une bonne discipline

Ayant des objectifs aussi hauts à l’école (elle aimerait se diriger éventuellement en médecine) qu’à la compétition, la jeune dame de 19 ans doit faire preuve d’une grande discipline si elle ne veut pas prendre trop de retard dans ses travaux et être à la hauteur sur la scène sportive. Jusqu’à présent, elle y parvient admirablement. Jugeant sa saison plus que réussie, elle est parvenue à atteindre tous ses objectifs et même plus. Réaliser un temps de 2 minutes et 8,91 secondes à Boston le 13 février dernier lui a permis de battre son temps au 800 mètres. De plus, elle est parvenue à se qualifier pour les Championnats provinciaux universitaires canadiens au 600 mètres en gagnant la course, ce qui la place au 5e rang du sport canadien interuniversitaire. Au niveau des relais 4 x 800 mètres, elle et ses compagnes voulaient battre le record de l’Université qui était de 9 minutes et 9 secondes, marque qu’elles ont abaissée de 10 secondes à l’Armory Track à NY. Avec d’aussi bonnes performances, il est normal qu’elle soit emballée en vue de la saison d’été!

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Idole sportive : Mélissa Bishops, coureuse canadienne de 800 mètres

La compétition à laquelle elle aurait aimé participer : FISU (universiades)

Plus grande fierté : Réaliser un temps de 2 minutes 8,91 secondes au 800 mètres dans une compétition intérieure

Plus grand regret : Rater la finale au Championnat canadien junior l’été dernier à cause d’une mauvaise gestion de course et de stress

Meilleure influence dans sa vie : Son frère, puisque c’est lui qui l’a poussée à trouver « son » sport

Chanson avant d’amorcer une compétition : Wing$ de Macklemore.

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