Un premier tournoi international, mais certainement pas le dernier!

Par Andréanne Beaudry

Suite à une compétition internationale de volleyball de plage en Jamaïque du 22 au 25 juin derniers, l’athlète Sarah-Jeanne Meunier-Bédard nous raconte son expérience avec l’équipe canadienne.

Q : Avant de discuter de ton expérience en Jamaïque, nous aimerions savoir quand et comment as-tu commencé à jouer au volleyball?

R : J’ai commencé à jouer à l’âge de 12 ans, donc lorsque j’étais en secondaire 1. La passion vient principalement de mes parents. Mon père a joué au sein de l’équipe du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et ma mère jouait aussi, mais elle n’était pas une aussi grande joueuse. En famille, quand nous allions en voyage, il y avait toujours un ballon dans nos valises. Il était alors évident pour moi qu’il devait y avoir une équipe dans ma future école secondaire.

Q : Maintenant que tu es rentrée au sein de l’équipe universitaire du Vert & Or, comment décrirais-tu ton expérience jusqu’à maintenant?

R : Je suis vraiment contente d’être venue à Sherbrooke, parce que l’Université prône énormément les bonnes valeurs d’équipe. Même si c’est un sport de compétition, nous sommes là pour avoir du plaisir. Le volleyball est un sport d’équipe, donc il est primordial de miser sur cette caractéristique et c’est vraiment quelque chose d’enrichissant pour moi.

Q : Tu es présentement à Toronto avec l’équipe nationale. À quoi ressemble ta semaine d’entrainement dans la Ville-Reine?

R : L’entrainement avec l’équipe nationale est très différent de ce que je connaissais avec l’équipe du Vert & Or, cet hiver. Avec cette équipe, nous avons environ quatre à cinq entrainements par semaine, en plus de trois séances de musculation. Jusqu’à maintenant, j’ai eu des compétitions toutes les fins de semaine, donc cela fait en sorte que le lundi ou bien le vendredi, on nous accordait un repos en raison du transport.

Q : Si nous parlons un peu de ton expérience à l’international, pourrais-tu nous expliquer comment s’est déroulé le processus de qualification pour représenter le Canada aux côtés d’Hélène Rancourt?

R : En fait, la sélection pour participer à ce tournoi était strictement réservée aux membres de l’équipe nationale, donc moi à ce moment-là, je n’étais pas encore au sein de cette équipe, parce que la sélection se déroulait quelques jours après celle pour le tournoi. Cependant, ma coéquipière Hélène figurait déjà parmi les athlètes de l’équipe canadienne. Par conséquent, j’étais maintenant éligible pour m’essayer à la sélection et représenter le Canada en Jamaïque. Nous avons alors participé à un camp, avec d’autres duos, et cela nous a permis d’être choisies pour cette compétition internationale de volleyball de plage.

Q : Donc, avant cette prestigieuse compétition, tu connaissais déjà ta partenaire Hélène Rancourt?

R : Oui, et bien nous avions déjà joué ensemble, la saison dernière. Par contre, je dirais que cela a vraiment été un pur hasard si nous avons commencé à jouer ensemble. Hélène avait pris initialement sa retraite, et moi, l’année passée, je me cherchais une partenaire un peu à la dernière minute. Je demandais à mes amis s’ils connaissaient quelqu’un qui serait intéressé à jouer avec moi. Finalement, on m’a dit qu’Hélène Rancourt souhaiterait probablement faire un retour à la compétition. Auparavant, je ne la connaissais pas du tout, et je lui ai tout simplement envoyé un message via Facebook. Elle a accepté mon offre immédiatement, c’est alors que nous avons participé à quelques tournois et nous avons eu d’assez bons résultats, même si nous ne nous étions pas beaucoup entrainées ensemble. Alors cet été, il était clair que nous allions poursuivre l’aventure toutes les deux.

Q : Quel conseil donnerais-tu à un jeune athlète qui veut se qualifier à un tournoi d’une telle envergure?

R : Avoir du plaisir, tout simplement! Nous vivons tellement de tournois dans une année, donc il ne faut pas voir chaque tournoi comme étant LE plus gros de sa vie. Avant tout, il faut profiter pleinement de l’expérience et on se rappelle que le volleyball est un jeu, et on joue pour avoir du plaisir.

Q : Est-ce qu’une compétition internationale, comme celle en Jamaïque, est bien différente des autres tournois que tu as vécus avant?

R : Tout à fait! Pour moi et Hélène, la Jamaïque était notre premier tournoi international, donc on s’est beaucoup parlé avant le départ. On se demandait, entre autres, comment nous gérerions cette compétition en tant qu’équipe. Dans un sens, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, c’est pourquoi on ne devait pas se fixer des objectifs trop élevés. Pour nous deux, passer les quarts de finale était déjà un objectif intéressant, puis nous avons réussi! Je pense même que nous aurions pu aller chercher un podium, mais je suis très satisfaite de ce que nous avons réalisé sur le terrain, en termes de résultats.

Q : Le climat tropical vous a-t-il nui, lors de vos matchs?

R : C’est vraiment une adaptation, car c’était tellement humide et chaud que des fois, nous n’avions même pas le temps de penser à notre prochain point. Nous sommes en forme, mais au début, nous n’arrêtions pas de chercher notre souffle. En plus, au Québec, nous n’avions pas encore connu de températures comme celles-ci, et on devait s’entrainer avec des leggings et des manches longues.

Q : As-tu eu le temps de visiter un peu?

R : Nous sommes arrivées deux jours avant la compétition, mais vu les nouvelles conditions, dont le climat, nous avons dû couper sur le tourisme. Nous avons plutôt profité de la plage qui était tout près de l’hôtel et du site de compétition.

Q : Depuis ton retour, que retiens-tu le plus de ton expérience sur le plan sportif?

R : Je dirais que principalement, on s’est prouvé que nous étions capables. Surtout en voyant nos bons résultats. Alors je crois que dorénavant, on peut tenter d’oser un peu plus dans les prochains tournois internationaux à venir.

Q : Finalement, quel est ton plus beau moment sur un terrain de volleyball?

R : Pour moi, je pense que ce sont les gros échanges où l’on peut voir qui sera les plus fortes mentalement. Encore mieux, si le pointage est serré... lorsqu’il y a une vraie bataille, qui peut durer au moins une minute, entre les deux équipes.


Crédit Photo © Sarah Jeanne Meunier Bédard

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