Prévenir les surdoses à Sherbrooke: est-ce nécessaire?

Par Émilie Lalonde

Fentanyl. Ce mot est de plus en plus prononcé, de plus en plus discuté dans les médias. Au Canada comme ailleurs dans le monde, les ravages de cet antidouleur se poursuivent. Trois universités de la Nouvelle-Écosse ont décidé de donner des formations à leurs employés et à leur communauté étudiante sur la procédure à suivre pour injecter de la naloxone. Celle-ci permet de renverser les effets de la surdose. Est-ce que l’Université de Sherbrooke devrait emboiter le pas?

Il faut savoir que le fentanyl fait partie de la catégorie des opioïdes au même titre que la morphine et les codéines. Plusieurs décès causés par des surdoses de ces produits ont été constatés depuis l’an dernier. Nous avons donc décidé d’interroger la communauté étudiante de l’Université de Sherbrooke. Est-elle inquiète? Croit-elle que des mesures semblables à celles prises dans quelques établissements de la Nouvelle-Écosse devraient être adoptées sur le campus? Les personnes interrogées semblent plutôt calmes.

Marie, étudiante au doctorat en microbiologie, mentionne qu’il « serait important d’informer la communauté étudiante sur les dangers du fentanyl, afin de limiter les abus. Sachant que cet opioïde est de plus en plus répandu, il faut en parler, afin que les gens soient informés. »

Maude, qui fait ses études en adaptation scolaire et sociale, a une opinion similaire : « Je crois qu’il serait important de sensibiliser les étudiants de l’Université de Sherbrooke sur cette drogue qui fait des ravages sur plusieurs individus. C’est très inquiétant! […] Les employés de l’Université de Sherbrooke ou simplement les étudiants n’ont rien à perdre à suivre une formation sur l’injection de la naloxone. »

La sensibilisation est un aspect qui revient souvent dans les réponses. Toutefois, Audrey-Anne de la Faculté de droit apporte un nouvel élément en déclarant que « l'Université devrait former quelques étudiants capables d’injecter la dose, mais pas nécessairement tout le monde. Un peu comme avec l'EpiPen ». Elle lance ainsi l’idée de créer une escouade spéciale mise à la disposition des gens qui en ont besoin.

La dernière répondante mélange des éléments de réponse de chacune des participantes. Audrey, étudiante en communication, affirme qu’il « serait intéressant de connaitre le pourcentage de surdoses à l'Université de Sherbrooke. Ça joue avec l’urgence de la situation! » Elle dit également qu’avec un mélange de « formation, de sensibilisation et d’information aux étudiants, l'Université s'outille et permet de réduire le nombre de drames ».

Les quatre personnes interrogées ont surtout mis l’accent sur la discussion qu’il y a à avoir entre l’Université et sa communauté étudiante. Elles ont, chacune à leur façon, émis la conclusion que c’était par la transmission d’informations que des évènements graves tels que des surdoses pouvaient être évitées. Que les échanges commencent dans ce cas!


Crédit Photo ©  Joe Amon/Getty

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