Quand un pionnier nous quitte

Quand un pionnier nous quitte_Sebastien DesbordesAujourd’hui, je veux prendre le temps de remercier un de nos athlètes pour ses prouesses relationnelles et son amour du sport; un homme qui a apporté bien plus, aux yeux de tous, que des victoires à l’organisation du Vert et Or.

Jonathan Tremblay

Ressortir du lot

Quand on se promène dans les facultés de l’université, dans les 4 à 7, au complexe sportif, il y a certains visages qui nous marquent. Leur attitude? Leur marginalité? Leur confiance?... Faites un mélange de tout ça et vous obtenez Étienne Lévesque. Qui ne le connait pas? Bien peu de gens, mais laissez-moi vous en parler.

Le sport fait des miracles

Étienne, originaire de Saint-Gabriel-de-Rimouski, était loin d’être destiné à évoluer au niveau universitaire. Tout d’abord sans équipe de volleyball au secondaire en raison de sa région éloignée, ensuite un manque de motivation scolaire au niveau collégial, tout indiquait qu’il ne connaitrait qu’une courte carrière de deux saisons compétitives. Heureusement pour lui (et pour nous), c’est à ce moment qu’il a réalisé que l’école était importante s’il voulait espérer jouer universitaire : « J’ai donc buché, reçu la bourse pour persévérance scolaire et été accepté à l’Université de Sherbrooke en orientation professionnelle, qui est un merveilleux programme, soit dit en passant. »

« Le V&O est ancré dans mon cœur par son honnêteté, ses valeurs de fonceur, de travaillant… Je l’aime! »

Le plus difficile n’était toutefois pas accompli, car il devait être sélectionné dans l’équipe de volleyball. Il mentionne avec certitude que si ce n’était pas de cette chance qu’il a eue, il aurait probablement tout abandonné; que c’est le sport qui l’a rattaché aux bancs d’école. N’étant pas prêt à quitter après trois années de sélection, le numéro 13 s’est inscrit au certificat en gestion de ressources humaines et ça a été selon lui les deux plus belles années de sa vie.

Il considère que ses sélections sur l’équipe, lui qui était jeune et inexpérimenté, relèvent pratiquement de l’exploit. Mais on a reconnu sa détermination et son désir de faire partie de cette grande famille. Il a ensuite été récipiendaire de la bourse Glenn Hoag et Donna Kastelic, pour son implication et son dévouement à l’entrainement, en plus de faire partie du comité des athlètes: « La philosophie, derrière le comité, est de rassembler les athlètes des différents sports. Nous avons travaillé fort afin que le Vert et Or forme une famille et c’est aujourd’hui notable. Pas seulement grâce au comité, mais en bonne partie, et j’en suis particulièrement fier! Le Vert et Or est ancré dans mon cœur par son honnêteté, ses valeurs de fonceur, de travaillant… Je l’aime! »

Reconnaissances plus que méritées

À la fin de sa 4e saison, il a reçu un prix fait sur mesure pour lui : la toute première édition du prix du « partisan ultime Vert et Or ». Une initiative du comité des athlètes, qui a pour but de souligner l’implication d’un athlète aux différents matchs locaux. C’était pratiquement inévitable qu’il reçoive une quelconque reconnaissance pour ses présences remarquées aux évènements sportifs. Pour l’avoir aperçu à plusieurs reprises, il a été un des premiers partisans à populariser les matchs de rugby. Excellent retour sur l’investissement pour l’équipe, qui est présente (et bruyante) à pratiquement tous les matchs de volleyball. Peu importe ce que prévoyait la météo, rien n’empêchait Étienne d’aller encourager ses confrères. Déguisements, peinture, plumes, tambours et casseroles, tout y est passé!

Durant son dernier gala, il a mérité la plaque du coéquipier, le Vert et Or a souligné son départ avec une « superbe plaque », comme il le mentionne, ainsi que son deuxième titre du « partisan ultime Vert et Or » de suite, résultant d’un sondage auprès des étudiants-athlètes : « Probablement le plus beau gala de ma vie… Chaleur, vague d’amour, j’avais l’impression d’être dans une grosse ouate! Difficile de quitter après ça… », et on le comprend!

Nostalgie, quand tu nous tiens…

Après cinq années dans sa ville d’adoption, il retournera prochainement dans son patelin. J’ai eu la chance de le rencontrer tout juste avant son départ de Sherbrooke pour un long périple de deux mois en Irlande, le 28 avril dernier. Toutefois, en le regardant sortir les meubles et effets personnels de son dernier logement sherbrookois, je le sentais émotif de quitter la région, ainsi que son équipe chérie :

« Le Vert et Or m’a amené à croire au pouvoir du nombre. Je crois que si l’on s’y met tous ensemble, on peut arriver à réaliser de grandes choses, que chaque personne qui fait partie de cette famille apporte à la beauté qu’elle dégage. Je suis un fan à vie de cette couleur, j’en porte même présentement. Les gens que j’ai côtoyés ici sont extraordinaires et je me permets d’avancer que ce sont eux qui font de Sherbrooke le meilleur endroit pour étudier. »

Projets d’avenir? Bien sûr! Étienne sera prochainement chercheur de talent pour une compagnie appelée RoyGestionConseilinc. Il mentionne avoir très hâte de mettre ses connaissances et ses apprentissages à l’épreuve. Un autre de ses projets est de reprendre les rênes de son ancienne équipe, les Pionniers. Un beau défi d’entrainer une équipe collégiale de 2e division.

Étienne tient à remercier Marc Lussier de lui avoir donné la chance de faire partie de cette grande famille, ainsi que Pierre-Marc Lussier, pour son leadership et pour son intuition à l’avoir invité à faire partie du comité des athlètes, dès ses débuts. Sans oublier son compagnon d’armes depuis toujours, Gabriel-Luc Béliveau Lupien. Étienne Lévesque est la preuve vivante qu’il est primordial de faire rayonner nos athlètes et d’être fier d’eux, car ce sont eux qui font briller notre université, nos couleurs, pour le reste de leur vie…

Bon retour parmi les tiens, Étienne, tu seras toujours le bienvenu dans ta belle ville verte!

 

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