Qu’est-ce qu’un joueur autonome?

Par Christophe Lachance-Tardif

Les athlètes professionnels travaillent toute leur carrière pour remporter une bague. Il ne faut pas oublier que pour ces athlètes, le sport qu’ils pratiquent constitue également leur métier. C’est grâce au salaire qu’ils gagnent qu’ils sont en mesure de nourrir leur famille. Un des points culminants dans la carrière d’un joueur surgit lorsque ce dernier devient un joueur autonome, c’est-à-dire qu’il est libre de signer avec l’organisation de son choix. Cette période est souvent caractérisée comme une étape marquante dans la carrière des sportifs. Allons voir pourquoi!

« The road to the show »

Les chemins empruntés pour atteindre les rangs professionnels sont différents d’un athlète à l’autre. Cependant, chacun possède un talent exceptionnel et plusieurs ont peu de difficulté à affirmer qu’un jour, ils auront la chance de percer dans les pros. Quelques athlètes goûteront à l’expérience professionnelle d’une manière ou d’une autre au cours de leur carrière, mais seulement une fraction d’entre eux en feront un métier couronné de plusieurs millions de dollars. Lorsqu’un joueur possède assez de talent pour enfin atteindre les pros, il a la possibilité de signer un contrat de recrue avec son équipe respective. Ces contrats varient alors entre quelques milliers de dollars et peuvent frôler les millions, dépendamment du potentiel de l’athlète.

L’importance du deuxième contrat

Lorsque son contrat arrive à échéance, il est maintenant un agent libre. Les athlètes ne deviennent pas tous des joueurs autonomes au même moment dans leur carrière; plusieurs facteurs dépendent, tels que les années d’arbitration restantes, les saisons que l’équipe contrôle sur son protégé, l’âge au moment du premier contrat, etc. Le deuxième contrat pour l’athlète est donc très important, car c’est un des seuls moments où ce dernier peut vraiment maximiser sa valeur sur le marché pour être en mesure de sécuriser plusieurs millions en banque. C’est souvent grâce à ce deuxième contrat que les sportifs peuvent alors s’assurer d’une qualité de vie profitable pour eux et leur famille ainsi qu’une éducation de premier plan pour leurs enfants.

Le principe de l’offre et la demande

Pour un joueur autonome, son marché et sa valeur sont déterminés grâce à une multitude de facteurs tels que l’âge, la notoriété de son agent, sa position, son historique médical, les attentes face aux saisons à venir, son attitude en dehors du terrain et plusieurs autres. En 2016, les propriétaires des équipes ainsi que les directeurs généraux sont prêts à déployer des millions de dollars pour avoir la chance de remporter les enchères pour leur joueur ciblé. On se croirait dans une vente aux enchères sur Ebay!

100 millions une fois? Deux fois? Trois fois? Adjugé!

Alors que les calendriers dans la NFL, la LNH et la NBA sont en branle depuis le début de l’automne, les équipes de la MLB sont en pleines négociations avec les joueurs autonomes au moment d’écrire ces lignes. Les Blue Jays, quant à eux, dressent le portrait de leurs agents libres respectifs pour prédire le marché et la valeur potentielle de ces derniers, comme Jose Bautista et Edwin Encarnacion, pour en énumérer quelques-uns. Ces derniers auront l’occasion de faire valoir leur talent et leurs services auprès des 29 autres équipes du circuit Manfred. Peut-être que Ross Atkins, Mark Shapiro et les Jays se feront un plaisir d’étirer un beau petit chèque de 125 millions à Encarnacion. Bienvenue dans les folles enchères du marché des joueurs autonomes!


Crédit photo © bluejayhunter.com

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