Qui a une bobette chanceuse?

Dans toutes les sphères de notre société, plusieurs superstitions existent. Celles-ci font en sorte que l’on modifie en partie ou complètement notre comportement. Par exemple, quand on pense au chiffre 13, ce n’est qu’un simple chiffre, mais très peu de bâtiments ont un 13e étage. On en connaît plusieurs autres tels que le fait de briser un miroir, ce qui nous amène sept ans de malheur, les chats noirs ou bien passer sous une échelle… Ce ne sont là que quelques exemples de superstitions que nous voyons dans notre société.

Par M. Eiffel

C’est le même principe avec les athlètes. Certains n’y croient tout simplement pas, alors que d’autres sont très superstitieux. Que ce soit par rapport à ce qu’ils mangent ou à ce qu’ils portent le jour du match, certains individus se rendent presque malades à vouloir suivre à la lettre leurs superstitions.

Les routiniers

Dans le milieu sportif, on retrouve plusieurs types de superstitieux. Les routiniers, tels qu’on les surnomme, ont tendance à croire que leurs actions auront des répercussions directes sur ce qui risque ou non de se passer. Du coup, ils blâmeront la malchance sur l’oubli d’un élément dans leur routine d’avant-match. En effet, les superstitions sportives sont plutôt des routines. Par exemple, certains athlètes mangent toujours la même chose avant une performance, se couchent à la même heure la veille, portent des vêtements semblables, écoutent la même musique et ainsi de suite.

Selon moi, ces superstitions peuvent influencer directement un match. Pour ces individus, le simple fait d’avoir une routine les force à se concentrer et à oublier leur stress. Ainsi, ils peuvent canaliser leur énergie et focaliser sur leur performance à venir en étant centré mentalement.

Les sceptiques

Certains athlètes sont aussi des antisuperstitieux. Ils vont chercher à avoir des routines différentes avant chaque match, et s'ils viennent à se demander si leurs actions sont trop similaires, ils vont faire en sorte de les éviter complètement. Pour eux, cette façon de fonctionner va influencer leur partie, car ils ne se concentreront que sur ce qu’ils font. Cela pourrait les stresser ou faire en sorte qu’ils ne seront pas dans l’état d’esprit qu’ils souhaiteraient pendant leur match.

Selon moi, les superstitions n’influencent pas la chance ou la malchance. En effet, la préparation se joue entre les deux oreilles et non par le biais d’une routine d’avant-match parfaite. En fait, les superstitions font en sorte que les gens ont confiance en leurs capacités, et que ce soit mental ou physique, ils y croient.

Quelle est ta superstition?

J’ai demandé à quelques-uns de mes coéquipiers quelles superstitions les tracassaient. Étonnamment, c’est le type de vêtements portés qui est revenu le plus souvent. Pour certains, c’est le chandail, alors que pour d’autres, il s'agit du type de sous-vêtement. Plusieurs n’ont aucune superstition ou ne se préoccupent pas de la routine qu’ils font avant un match, tandis que pour d’autres, il est primordial d’être bien préparé pour n’avoir aucun regret.

J’ai d’ailleurs été surpris lorsque quelqu’un m’a affirmé ne pas vouloir jouer si sa routine était manquée. Plusieurs personnes m’ont aussi affirmé suivre un cheminement semblable avant chaque joute, que ce soit voulu ou tout simplement par habitude. Ils n’en sont toutefois pas maladifs. Le fait de rater un étirement ou de porter un caleçon vert au lieu d’un noir ne les obsèderait pas pour autant. Cela pourrait leur traverser l’esprit, mais une fois le match commencé, il l’aurait complètement oublié.

Bref, peu importe ce que l’on fait avant un match, la routine sert à se concentrer sur autre chose que le stress qui habite certains athlètes. Les superstitions peuvent mettre en confiance, mais elles ne peuvent pas complètement dicter l’allure de l’athlète durant le jeu. En effet, celles-ci ne peuvent pas remplacer le talent ni les habiletés.

Bonne chance!

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