Tout quitter pour s’installer en République dominicaine

Crédit photo © Marina Riendeau

Par Marina Riendeau

Fondateur et directeur général de la Coopérative Ma’Vi ainsi que coordonnateur à la Fondation des jeunes pour un développement durable (FJDD), Stéphane Lambert quitte tout au Québec en 2014 pour s’installer dans la ville de Sanchez en République dominicaine. Par besoin de changement, par amour de ce pays, et surtout par désir d’aider la population.

Depuis l’âge de 18 ans, l’idée de quitter le Québec pour s’installer en République dominicaine le hante. À cause d’une offre d’emploi qu’il accepte à ce moment même, le projet est mis de côté, sans jamais toutefois être oublié. Ayant voyagé cinq fois dans le pays dans des tout inclus, il sait déjà que l’endroit lui plait.

La décision

En juin 2014, alors âgé de 35 ans, Stéphane voit passer sur Facebook une publicité de la FJDD pour une mission humanitaire en République et décide d’embarquer dans l’aventure. Ce projet ravive en lui la flamme qui vacillait toujours, depuis les années. Vivre avec la communauté, échanger avec les Dominicains et prendre conscience de leur réalité réveillent en lui un sentiment de bien-être extrême. Il réalise à quel point il est plus proche de tout; des relations humaines, de la terre, de la nourriture... tout est plus simple, plus primitif. Ce moment est magique et révélateur, et c’est à son retour au Québec qu’il prend réellement conscience de son besoin de changer d’environnement.

Après ses deux semaines d’aide humanitaire, la vie au Québec ne fait plus vraiment de sens. L’image qu’il se fait de la population québécoise n’est plus positive. Le déclic se fait lorsqu’il salue une passante dans la rue et qu’elle ne daigne même pas lui répondre, chose à laquelle il s’est habitué en République dominicaine. Cinq jours après son retour, sa valise est toujours sous le porche : il est incapable de la défaire.

C’est à ce moment qu’il approche le fondateur de la FJDD pour lui proposer de s’installer à Sanchez, en République, pour accueillir les coopérants et aider à coordonner les projets qui auront lieu dans la province de Samaná. C’est donc le début d’une nouvelle aventure pour lui.

La vie en République dominicaine

Dans les deux dernières années, Stéphane Lambert a pris en charge plusieurs projets, il a créé la Coopérative Ma’Vi en collaboration avec des Dominicains et a accueilli de nombreux coopérants. Ce qu’il vit est l’aboutissement de plusieurs rêves, démarches et efforts, et il chérit cette étape de son parcours de vie. Est-ce qu’il souhaite revenir au Québec? « En ce moment, je ne suis pas prêt, j’en suis incapable. Je suis bien ici! »

Pour plus d’information sur la Coopérative Ma’Vi et pour en connaitre davantage sur ses projets, visitez le www.coopmavi.org.


 

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