«Récap» de l’ère conservatrice

Par Ariane Gauthier

À la tête du Canada depuis 2006, le gouvernement conservateur a pris certaines décisions sur des enjeux, tant au niveau national que sur la scène internationale, et a agi en suivant la ligne directrice du parti. Voici un très bref résumé des actions posées par le gouvernement Harper depuis les dernières années, actions qui en ont déplus certains, et allant de pair avec les convictions de d’autres.

Mutation du visage du Canada

Depuis que Stephen Harper est au pouvoir, l’image du Canada sur la scène politique internationale s’est transformée. Dans les faits, selon l’ancien premier ministre Jean Chrétien, «le Canada aurait perdu son image d’exemple de paix depuis que les conservateurs sont au pouvoir». C’est le Canada qui a créé le principe des casques bleus et il n’avait autrefois pas de problème pour avoir un siège au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Mais en 2010, le Canada a dû concéder sa place au Portugal. Le gouvernement conservateur n’a jamais caché qu’il n’avait pas grand intérêt pour les opérations de maintien de la paix. Il a refusé à plusieurs reprises de prendre le commandement d’importantes missions de paix offert par l’ONU. Le nombre d’interventions militaires musclées a plutôt augmenté et la présence des troupes en Afghanistan est devenue, pendant plusieurs années, une priorité.

Importance du commerce

Le ministère des Affaires étrangères a pris un virage axé sur le commerce depuis l’ère conservatrice. En effet, le gouvernement a négocié et conclu plusieurs accords commerciaux, en passant de 5 à 43 accords. Les entreprises canadiennes et les investisseurs ont donc été avantagés. Le Canada avait aussi comme objectif de diversifier ses relations économiques, notamment en ciblant l’Asie. Les États-Unis sont par contre resté le partenaire commercial principal.

Protection contre le terrorisme

Le gouvernement Harper s’est donné comme mission de protéger le Canada de la menace terroriste présente partout sur la planète. C’est une importante question pour les conservateurs, comme en témoigne l’adoption du projet de loi antiterroriste C-51. Cette loi accorde, notamment,  plus de pouvoirs au Service canadien du renseignement de sécurité et accroît aussi l’échange d’informations de sécurité entre organisations et agences fédérales.

Tourner le dos au protocole de Kyoto

En décembre 2012, le gouvernement canadien s’est officiellement retiré du protocole de Kyoto et est devenu le premier pays à le quitter. Le protocole de Kyoto avait été adopté en 1997 et est entré en vigueur en février 2005. Dans son mandat, le Canada devait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6% par rapport à 1990. Voyant qu’il n’allait jamais pouvoir respecter ses engagements (pour réussir, il aurait fallu retirer chaque voiture et camion des routes du pays), le gouvernement n’a vu d’autre solution que de se désister.

Exploitation des sables bitumineux

Le gouvernement a intégré le volet énergie dans sa stratégie économique en voulant axer sur l’exploitation des sables bitumineux. En effet, l’objectif de Stephen Harper était de faire du Canada une superpuissance pétrolière. Il souhaite, à compter de 2035, que 5,8 millions de barils par jour soient extraits. Cela représente une augmentation de 75% par rapport à 2012. La construction de pipelines était aussi dans les plans du gouvernement.

L’équilibre budgétaire 

Enfin, différentes politiques dites «austères» ont été appliquées depuis les dernières années par le gouvernement fédéral. Le gouvernement Harper souhaitait aller récupérer des fonds et une des étapes était de couper dans ses services et dans la fonction publique. En effet, des compressions ont été faites au niveau scientifique, au niveau de la recherche et de l’ingénierie, mais aussi dans le secteur des arts et de la culture. Aussi, des postes dans la sécurité, comme aux douanes par exemple, ont été coupés. Ces compressions risquent de mettre en péril la santé et la sécurité de la population.

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