La réduction des risques associés à la conduite : exemple d’une action concrète de prévention au campus de Longueuil

Crédit photo © Adèle Morvannou

Par Adèle Morvannou

Le « 24 heures de science » s’est invité au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke le 6 mai 2016. Au menu, des activités ludiques qui vulgarisaient la science.

La professeure Marie Claude Ouimet a travaillé fort pour rendre accessible et transférer de manière intéressante les connaissances issues de ses recherches. À travers son activité « La science au volant », la chercheuse et son équipe levaient le voile sur des solutions à adopter pour réduire les risques liés à la conduite.

Un quiz ludique pour sensibiliser

Un quiz vrai ou faux qui a réuni plus de 50 participants de tous âges était organisé à la Coopérative du campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke. L’objectif était que les participants testent leurs connaissances et en apprennent davantage.

Par exemple, un participant a été surpris d’apprendre que c’est en Montérégie que l’on retrouve le plus d’accidents ayant entraîné des blessures graves ou mortelles au Québec. « Je pensais que c’était à Montréal », nous a-t-il confié. De 2009 à 2014, c’est en Montérégie, suivi de près par Montréal, que ces accidents sont les plus nombreux. Parmi les raisons qui permettent d’expliquer ces statistiques, nous retrouvons qu’en Montérégie, il y a davantage de routes avec une limite de vitesse de 90 km/h (une voie dans chaque direction), plus de courbes et de plus grandes distances à parcourir pour se déplacer d’un endroit à un autre.

Les risques liés à l’alcool

Certaines questions vrai ou faux portaient sur les risques liés à la consommation d’alcool comme : « Avec deux verres, on peut prendre le volant sans risque d’avoir un accident. » Un participant pensait que la réponse était « vrai » puisque la consommation de deux verres standards d’alcool peut ne pas mener à une alcoolémie dépassant le 0,08 %, qui est l’alcoolémie maximale tolérée pour les conducteurs de 22 ans et plus. Mais la réponse exacte était pourtant « faux » puisque les statistiques démontrent que les accidents augmentent dès la présence d’une alcoolémie de 0,02 %. Professeure Ouimet rappelait que « la conduite sans alcool est toujours plus sécuritaire ».

Les risques liés à l’inattention

Une autre participante a reçu une question sur l’inattention : « Je peux parler avec mon téléphone mains libres sans problèmes quand je conduis » et hésitait entre les réponses « vrai » ou « faux ». Professeure Ouimet lui a expliqué que c’était faux puisque « les risques d’utilisation du téléphone cellulaire sont importants. Pourquoi? Dans plusieurs cas, on a des gestes à poser, par exemple pour le mettre en marche ou pour composer, même pour les téléphones qu’on appelle “mains libres”. De plus, même quand on utilise un vrai téléphone mains libres, toute conversation au téléphone demande un niveau d’attention qui interfère avec la tâche de conduite ».

Ainsi, s’inscrire dans le 24 heures de science était une excellente occasion pour diffuser les résultats scientifiques à la population générale et ainsi aider à la prévention des risques associés à la conduite.


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