Par Samuel Rhéaume 

Avec la réouverture des salles de spectacles dans la région de l’Estrie, il me semblait incontournable, voire vital, de retourner en salle. Ça tombait bien, Carla Blanc se livrait en performance le 12mars dernier à La Petite Boîte Noire.  

Enfin un retour à la vie culturelle!  Cela faisait un peu plus de cinq mois que je n’avais pas eu la chance d’assister à un concert en salle, et donc de vivre l’expérience euphorisante d’entrer pleinement dans l’univers proposé et imaginé par les artistes. J’avais presque peur de ne plus connaître l’étendue des bienfaits sur l’âme. Laissez-moi vous dire que ça fait un bien fou 

Évidemment, c’est un brin anormal d’entrer dans une salle à 18 h 30, de porter le masque et de ne pas avoir la possibilité de se mouvoir au rythme des morceaux. Or, du moment que la voluptueuse et charmante Carla Blanc, alter ego de Charles Lavoie, membre des Dear Criminals, entre en scène, on en oublie ces détails et on profite de chaque minute.  

Expérience en salle

Accompagné de ses musiciens, affectueusement surnommé les Rubis (à lire dans vos têtes sensuellement en anglais), Charles Lavoie offre bien plus qu’une performance musicale. Ce qui est présenté, c’est une mise en scène parfois bien théâtrale d’un moment de tendresse érotique avec le public ficelé à la trame de l’ensemble du spectacle.  

C’est un retour à la sensualité, une sorte de date bien méritée entre l’auditoire et l’artiste. L’éclairage est tamisé, la petite scène pleine d’accessoires attire les regards. Cela ajoute indubitablement à la construction du personnage artistique qui se lance tantôt métaphoriquement, tantôt bien concrètement, dans un strip-tease de très bon goût et dans lequel autant les regards chaleureux que les paroles sensuelles s’arriment pour accentuer l’extase auditive.  

Dans la sonorité et la présence scénique de Charles, il y a des éléments bien divers qui aboutissent en un univers complètement décomplexé. On se trouve à alterner constamment entre l’ambiance sonore des instruments sur scène et les enregistrements en trame de fond. C’est un mélange épatant de R&B et d’envolées parfois plus planantes. Carla Blanc nous susurre certaines chansons, et en rappe certaines autres. Les mimiques corporelles dépeignant une féminité assumée sont d’ailleurs non sans rappeler certaines performances de Joshua Tillman 

En somme, je retire une grande satisfaction pour ce premier concert en trop longtemps. Je recommande l’expérience charnelle d’une performance de Carla Blanc à quiconque, surtout en cette période durant laquelle l’espoir d’une renaissance collective plane dans l’air.  

Faites-vous plaisir

Comme l’a soulevé Charles Lavoie entre deux chansons en s’adressant au public : «Ça fait du bienFuck la pandémie». Y’a pas à dire, nous en avons probablement tous assez de cette situation difficile. Avec le retour du printemps et du soleil nous revient aussi l’occasion de prendre part à la vie culturelle dans notre région.  

Je vous invite candidement à suivre de près les programmations des salles de votre région. Après tout, je suis certain qu’on le mérite tous amplement!


Source : Facebook officiel

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