Retour sur les 5 jours de l’itinérance à l’Université de Sherbrooke

Par Sofie Lafrance

La semaine dernière avait lieu la 7e édition nationale des 5 jours de l’itinérance à l’Université de Sherbrooke. Huit étudiantes et étudiants participants de programmes variés se sont fait les porte-étendards de cette cause dès dimanche soir dernier jusqu’à vendredi matin. Le Collectif a eu une entrevue exclusive avec l’une des membres du comité organisateur, finissante au baccalauréat en travail social, Rosalie Lecours.

Cinq jours nationaux

L’événement des 5 jours de l’itinérance est une initiative d’un groupe étudiant en administration en Alberta et il existe depuis 2009. Son objectif? « Sensibiliser les gens à la problématique de l’itinérance », soutient Rosalie. « Les participants n’ont pas de nourriture à leur disposition pendant la semaine, ils doivent se nourrir des dons des gens seulement et amasser des fonds pour la Table de l’itinérance de Sherbrooke. Cette table se charge de redistribuer les dons à tous les organismes sherbrookois œuvrant pour l’itinérance. »

Pendant les 5 jours pour l’itinérance, les étudiantes et étudiants ne peuvent pas se laver, ils n’ont pas accès à de l’argent ni à des cartes de débit ou crédit. Le matériel de base est fourni par le comité organisateur et il est constitué de palettes de bois, de petits matelas et de sacs de couchage seulement.

Une expérience inspirante

Rosalie s’était prêtée au jeu de participante l’année dernière. En tant que participante, elle se souvient que : « mon expérience s’était bien déroulée, mais c’était vraiment difficile. J’ai compris que ce n’est pas facile de continuer les activités de la vie quotidienne lorsque nos besoins de base ne sont pas comblés. Pour les gens qui disent "Ah! Ils n’ont qu’à se trouver un travail, les itinérants", bien non. Ce n’est pas si facile que ça quand tu n’as presque pas dormi de la nuit et que tu n’as pas mangé. » Dans son cas, les activités du quotidien étaient d’assister à ses cours, mais elle trouvait cela ardu d’être attentive et efficace en classe.

Les participantes et participants de cette année provenaient de plusieurs programmes, soit médecine, ergothérapie, travail social, psychologie et éducation. Cette diversité a été très bénéfique pour l’événement, puisqu’elle a permis une représentation et une visibilité sur le Campus de la santé, où les 5 jours de l’itinérance étaient méconnus.

Des défis propres à chacun

Si l’année dernière la neige et le froid avaient mordu la délégation de l’Université de Sherbrooke, cette année, il s’agissait de la pluie et l’humidité. « Les élèves étaient constamment trempés et leurs sacs de couchage humides! » De plus, en raison des multiples activités de financement, un défi supplémentaire s’imposait : trouver du temps libre pour la sollicitation et la récolte de dons. Rosalie peut néanmoins affirmer que la délégation s’est montrée très efficace.

À travers les activités de financement, le mardi à la Ligue universitaire d’improvisation de Sherbrooke (LUIS), le mercredi soir au Bar le Magog lors d’un spectacle-bénéfice avec les groupes Jaune et Yvon nul’part, le jeudi soir parmi les 5@8, les participants sont parvenus à amasser plus de 3500 $ en dehors des dons faits via Internet.

Pour toutes personnes intéressées à participer à la prochaine édition, il est important de liker la page Facebook de l’événement. « Le comité organisateur devra être renouvelé pour l’année prochaine, parce qu’il était majoritairement composé de finissantes et finissants », l’occasion de s’y impliquer est donc ouverte à toutes et à tous!


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