Retour sur l’Assemblée extraordinaire de la FEUS portant sur les cotisations de la CFAK et du Collectif

Par Laurence Poulin, avec la collaboration d’Elena Naggiar et de Rosanne Bourque

En ce soir de début décembre, les cotisants et les cotisantes de la FEUS ont été invités à se positionner sur la quote-part de la radio étudiante de l’UdeS, la CFAK, ainsi que celle du journal Le Collectif. Le tout s’est déroulé dans une ambiance relativement tendue et stressante pour ces deux médias étudiants.

Présentation de la CFAK et du Collectif

C’est la CFAK qui a été invitée à présenter d’abord les réalisations et les améliorations en lien avec la présente cotisation qui lui avait été accordée précédemment. Sa présentation était solide et bien structurée. L’équipe maîtrisait du bout de ses doigts les informations, puisque ce sont des chiffres et des documents que les membres de la radio ont eux-mêmes construits et suivis de très près depuis un certain temps. Leur solidité consiste surtout à une équipe stable, permanente et bien gérée : des bonnes fondations permettent d’ériger un média universitaire pertinent et digne.

Plusieurs facteurs ont cependant joué en défaveur de la présentation que Le Collectif a pu offrir. Clairement, les membres ont pu voir que celles qui se sont présentées devant eux avaient reçu le mandat de leur présenter des documents et des informations, sans en saisir l’essence profonde étant donné que ce n’était pas dans leur mandat. Malgré une présentation honnête et sans fioritures, il fut bien difficile de convaincre en n’ayant pas tous les faits pertinents.

Comme mentionné, toute l’équipe de rédaction, dont moi-même, fut renouvelée en ce début d’automne et le sera à nouveau cet hiver. En effet, presque la moitié des membres du conseil de rédaction quitte son poste pour des obligations scolaires (stage, fin d’études, changement de campus). Le roulement est excessivement rapide et l’absence d’une structure stable nuit énormément à la saine gestion du journal. L’une des problématiques majeures à remédier consiste notamment en l’absence d’un pôle de communication entre l’équipe de rédaction et le conseil d’administration. Bien que ce conseil se doit d’exercer un rôle externe, il serait pertinent d’avoir un dialogue clair et transparent avec l’équipe du journal pour éviter que ce genre de flou ne se reproduise au sein du Collectif. Une communication continue entre les deux équipes permettrait de mieux desservir la communauté étudiante, autant d’un point de vue de contenu journalistique que financier, à savoir le rôle exact des cotisations au sein du journal.

C’est donc avec les ressources et les faits dont nous disposions que nous avons présenté ce qui a été possible. Bien certainement, ce n’est en aucun cas la qualité de présentation que notre équipe souhaitait offrir aux membres cotisants et cotisantes. Le processus de restructuration du poste de direction générale, des règlements généraux ainsi que du budget s’étant déjà enclenché, arrimé à l’élection d’administrateurs étudiants à notre assemblée générale annuelle de la veille, permettra d’aller dans le sens voulu, soit celui de la saine gestion de notre journal universitaire.

Notre équipe a entendu les propositions, remarques, critiques et commentaires apportés en assemblée générale et tient à rappeler l’importance du dialogue avec les différentes facultés. C’est crucial que ce lien-là soit renforcé pour que Le Collectif remplisse sa mission première.

Résultats du vote

Avant de perdre le quorum à 19 h 07, l’assemblée a pu voter sur la proposition d’indexer la cotisation actuelle de la CFAK de 2 %. Après discussion et demande de la question préalable, le vote au 2/3 a été constaté par un résultat de 40 pour, 18 contre er 10 abstentions.

La proposition qui concernait le maintien de la cotisation actuelle de 5 $ du Collectif et de la réévaluation de la gestion d’ici 2018 n’a pas pu être votée. Notre équipe souhaite arriver avec des réponses plus claires lors de la prochaine assemblée afin de préciser certaines interrogations soulevées par les membres, des questionnements qui sont hautement pertinents et légitimes.

Mot d’Elena, Chef de pupitre Campus

La tribune que notre journal octroie aux étudiants et aux étudiantes est un joyau qu’il faut soigneusement protéger, mais qui doit être utilisée à bon escient, et ce, dans l’intérêt de la communauté étudiante. Au cours de la dernière session, le Journal a grandement tenté de rehausser son contenu en faisant rayonner davantage les projets étudiants, en mettant en lumière certains enjeux auxquels la communauté étudiante fait face, notamment la discrimination lors du processus des stages, les droits des trans à l’Université, l’efficacité du service de sécurité sur le campus ou encore la restructuration financière de la COOP. Enfin, le Journal s’est efforcé de mettre de l’avant la vie sur le campus, sous toutes ses formes. Le travail qui reste à faire est loin d’être terminé, mais je demeure confiante que la prochaine équipe de rédaction et le prochain CA travailleront d’arrache-pied pour redorer les lettres du Collectif et assurer la pertinence d’un tel média sur le campus. Je tiens tout de même à réitérer que le Journal n’existe pas pour l’équipe de rédaction, bien au contraire, si cette plateforme est toujours vivante après bientôt 40 ans d’existence, elle le doit entièrement aux étudiantes et étudiants et se doit d’assumer pleinement son rôle et de proposer un contenu informatif qui répond à l’intérêt de la communauté étudiante. Sachez que le Journal est à l’écoute et que la ligne éditoriale de son contenu vous appartient.

Mot de Rosanne, stagiaire au Collectif

Le Collectif est extrêmement formateur et il permet à tous les étudiants qui le désirent de s'exprimer librement. Au cours de mon microstage au Journal, j'ai d'ailleurs constaté que son contenu est beaucoup plus représentatif des étudiants qu'on ne le pense. Après tout, ce sont eux qui écrivent pour le journal, et ceux qui décident de s'impliquer ont réellement à cœur ce qui se passe dans toutes les facultés, quelles qu'elles soient. On pourrait avoir un Journal encore plus lu et de meilleure qualité avec notre budget actuel, mais géré différemment. Je peux vous assurer que l'équipe est prête à entendre vos suggestions ou à avoir votre opinion sur ce que vous trouvez prioritaires comme dépenses. Je crois en l'équipe du journal Le Collectif puisqu'elle est composée de nous, pour nous, en ayant toujours comme motivation de nous former et de nous informer. J'ai énormément appris en y étant en stage sur le journalisme et j'ai toujours choisi mes sujets en ayant en tête l'intérêt des étudiants de l'Université de Sherbrooke, puisque c'est la vision qui m'a été partagée par les chefs de pupitre depuis plus d'un an.


Crédit photo © ACLEEA

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