Rue King : une comédie improvisée qui tient la route

C’est l’heure de la nouveauté pour le Groupe TVA ! Une adaptation de Schiller Street, concept télévisuel développé en Allemagne, vient de voir le jour. Les dialogues sont entièrement improvisés. Inspiré des matchs d’impro, chaque comédien doit tenter de se démarquer en respectant la mise en situation de base et les indications données par le maître de jeu. Ce dernier, de connivence avec le public, dirige l’intrigue en soufflant des instructions aux comédiens dans leur oreillette. Une tactique entraînant des situations cocasses

Par Martine Dallaire

 

Stéphane Bellavance, animateur télé bien connu grâce à ses contributions à Génial !, Au suivant !, et Moi, je mange, est le maître du jeu pour cette première sitcom québécoise. La comédie à la fois ludique et étonnante est actuellement disponible sur l’application Club Illico de Vidéotron. Le tournage s’est déroulé en seulement cinq soirées, tout juste avant le début de la pandémie, devant 150 spectateurs qui avaient été invités à un spectacle. 

 

De l’improvisation à fond

L’improvisation est au cœur des différentes intrigues puisque les acteurs ne reçoivent aucun scénario avant leur arrivée sur le plateau. De plus, il n’y a aucune répétition. Leur jeu est pimenté d’un certain parcours, car le premier indice, le costume qu’ils porteront au cours de l’intrigue, se trouve dans leur loge. Environ trois minutes avant l’enregistrement, on leur présente les grandes lignes de l’épisode, en compagnie des comédiens invités. 

 

Le reste est le fruit de l’improvisation. Même s’il s’agit d’un énorme défi, les résultats sont étonnants. Certaines séquences s’enchaînent si naturellement que l’on oublie presque qu’il s’agit d’improvisation ! 

 

Sherbrooke et l’UdeS en vedette !

Avec la sitcom Rue King, on fait une incursion dans la vie de trois colocataires, lors des premiers balbutiements de leur cohabitation. C’est dans un loft ayant pignon sur la rue King, à Sherbrooke, que se déroulent les tranches de vie de ces jeunes adultes. L’auteur a choisi Sherbrooke comme lieu de déroulement des différentes intrigues, car il voulait à la fois une ville étudiante et dynamique, mais surtout, qui présenterait des caractéristiques différentes de la métropole. 

 

Outre les personnages principaux, plusieurs autres individus gravitent autour des protagonistes. En effet, des comédiens invités débarquent sur le plateau à tout moment, jouent les rôles d’amis, de clients ou de conquêtes. 

 

Toutefois, l’imagination des comédiens provoque parfois des scènes cocasses. Enfin, même si on ne peut voir des images de la Ville Reine des Cantons-de-l’Est, certains lieux sherbrookois sont évoqués. C’est le cas notamment du pont des Grandes-Fourches et du Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Quelques exceptions s’appliquent toutefois, alors qu’on peut apercevoir un chandail de l’Université de Sherbrooke : un beau clin d’œil à notre communauté universitaire !

 

Une brochette de pros de l’impro

La distribution compte des as de l’improvisation qui ont su se tailler une place dans ce domaine où le sens de la répartie et l’agilité mentale constituent des instruments plus que nécessaires, voire essentiels. Ainsi se succèdent tour à tour Stéphane Crête, Sophie Cadieux, Medhi Bousaidan, Sylvie Moreau, Pier-Luc Funk et Marie-Ève Morency, qui font valoir tous leurs talents en matière de jeu, mais surtout, leur maîtrise de cet art particulier qu’est l’improvisation. Cette première saison comporte dix épisodes d’une durée de 30 minutes chacun.



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