Section correspondance : De Sherbrooke à Vancouver - Faire son stage de l’autre côté du Canada

Par Frédérique Proulx

Au beau milieu de ma session d’été, j’ai appris que j’allais faire mon deuxième stage à l’autre bout du Canada. Je suis excitée, je capote, et, surtout, c’est encore loin alors je ne m’en fais pas trop avec ça. Puis, la session finit et je me rends compte que je n’ai toujours pas trouvé de logement. Je me dis que ça ne sera pas trop dur, ça m’avait pris une semaine en trouver un à Sherbrooke. Clairement je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. À une semaine de mon départ (et un peu au bord de la panique), je n’avais toujours pas trouvé d’endroit où rester.

Donc, si tu penses un jour faire un stage à Vancouver ou ses alentours, voici quelques trucs à ne pas oublier :

  • Le ratio habitant/habitation n’est pas fameux, donc il n’y a pas assez de foyers pour le nombre de personnes. Bref, trouver un bon endroit où rester, ça prend du temps et un peu de chance. Prends-toi pas à la dernière minute pour essayer de trouver quelque chose.
  • Habiter à Vancouver, c’est dispendieux. N’oublie jamais que tu es vraiment chanceux d’avoir un loyer en dessous de 500 $ par mois au Québec, parce qu’à Vancouver, dans ces prix-là, tu cohabites généralement avec trois autres personnes dans un appartement pour deux.
  • Finalement, rencontrer des gens à Vancouver, c’est difficile quand tu n’es pas un étudiant ou un voyageur. La ville est réputée pour être assez froide et elle vit à la hauteur de sa légende. Mais, ne te décourage pas, il y a toujours des gens qui sont prêts à faire de nouvelles rencontres, il faut juste que tu trouves le bon moyen pour entrer en contact avec ces personnes-là.

Par contre, une fois que tu sais tout ça, le pire est passé. Parce qu’on va se le dire, un stage à Vancouver, ça vaut de l’or et il y a mille et une façons d’en profiter (même si tu travailles à temps plein) :

  • Premièrement, si tu ne connais personne dans la ville où tu fais ton stage, rejoins Meetup. C’est une application qui te permet de rejoindre des groupes ayant des intérêts communs avec toi et de participer à des rassemblements divers (plein air, voyage, surf, restaurant, etc.).
  • Tu ne peux pas dire que tu as profité de la Colombie-Britannique sans faire au moins une randonnée. Personnellement, je te conseille fortement celles-ci : Black Tusk, Panorama Ridge, Joffree Lake, Mount Cheam et Watersprite Lake (ne perd pas ton temps à faire le Grouse Grind, la randonnée est populaire, mais l’effort ne vaut pas la peine pour la vue).
  • Profite des longues fins de semaine pour aller sur l’île de Vancouver. Je te dirais que Tofino vaut vraiment le détour, mais ne sois pas surpris, c’est vraiment petit et puisque c’est isolé, tout est relativement cher (ça coute moins cher louer un surf pour deux jours que t’acheter une caisse de douze).
  • Finalement, profite du fait que tu travailles à temps plein pour dépenser ton argent! Dépense-la dans des centres de ski vraiment chers, des fins de semaine de plein air, des souvenirs, bref dans n’importe quoi qui peut te faire découvrir ce coin de pays!

Personnellement, j’ai fait mon stage en communication au Beaty Biodiversity Museum (musée que je te conseille fortement de visiter si tu vas à Vancouver). En plus de prendre de l’expérience professionnelle, j’ai pu en apprendre un peu plus tous les jours sur la biodiversité de notre planète. En gros, chaque journée de travail était comme visiter un musée vraiment captivant.

Si je peux te donner un conseil, faire un stage à Vancouver (ou n’importe où en dehors du Québec), ce n’est pas pour faire de l’argent, c’est pour en profiter. Dis-toi que la réponse à ta question, c’est TOUJOURS oui, car, quelles sont les chances que tu retournes à cet endroit-là? Bref si un jour tu as l’occasion de faire un stage dans cette région, saute dessus. Ça vaut vraiment la peine, je te le jure.


Crédit photo © Frédérique Proulx

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