Une sélection nationale pour Jules Burnotte

Par Mathieu Fontaine 

Depuis déjà quelques années, l’Estrien Jules Burnotte fait écarquiller bien des yeux en biathlon. Après une carrière provinciale bien remplie, l’ancien athlète en cross-country pour le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a récemment obtenu sa place sur l’équipe d’entrainement de l’équipe canadienne de biathlon.

L’Estrien d’origine ne ménage pas les efforts depuis quelques années. En plus d’étudier en éducation physique à temps plein, Jules Burnotte s’entraine et participe à des compétitions partout à travers le monde. Toutefois, ce dernier reste réaliste et ne compte pas brûler d’étapes dans sa progression.

Une année fructueuse

L’année 2016 en fut toute une pour le biathlète de l’équipe nationale : après avoir brillé au niveau national, il a réussi à se tailler une place parmi les dix meilleurs au pays. « Tout ça a commencé l’an dernier lors de ma dernière année junior. Suite à mes résultats sur la Coupe IBU, j’ai obtenu une place sur l’équipe de réserve nationale. Ensuite, le mois dernier, je me suis rendu à Kenmore pour faire des courses de sélections. Au final, je me suis classé septième au Canada, ce qui me permet d’être sur l’équipe d’entrainement nationale », confie-t-il. Rappelons que seuls les quatre meilleurs Canadiens obtiennent une place sur l’équipe du Canada.

Pour cette saison, Burnotte souhaite égaler et même surpasser ses résultats de la saison dernière. « La prochaine étape serait de faire un top 20 sur le circuit de développement. J’ai terminé dans les trente premiers l’an dernier et je crois que c’est réaliste de viser les vingt premiers », dit-il avec confiance.

La barre est haute

Lorsqu’on lui parle de ses objectifs à long terme, l’ancien du Vert & Or ne manque pas d’ambition. En plus de rêver aux Olympiques, il aimerait œuvrer sur la scène internationale très prochainement. « Je veux devenir un biathlète. Tant que j’aurai des subventions et que je ferai partie d’une équipe, je veux continuer mon sport. J’aimerais aussi obtenir un départ en Coupe du monde dans les deux prochaines saisons », mentionne-t-il.

Même si sa carrière s’annonce intéressante, les études demeurent une priorité pour lui qui en est à sa deuxième année à l’université. Il espère d’ailleurs terminer son baccalauréat d’ici 4 ou 5 ans. Au passage, il a tenu à saluer la compréhension de ses professeurs sans qui il ne pourrait étudier et « compétitionner » pendant ses sessions d’études.

Somme toute, l’athlète sherbrookois n’a pas fini de faire tourner des têtes. À seulement 20 ans, il peut rêver aux Jeux olympiques de 2022 et à de nombreuses compétitions internationales. L’équipe du Journal Le Collectif tient à remercier Jules pour son précieux temps et lui souhaite la meilleure des chances pour la continuité.


Crédit Photo © Benoît Théroux

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