Sommes-nous obligés de changer le monde?

Crédit photo © Espresso communication

Par Andrée-Anne Roy

En ce bel après-midi de printemps ou de prolongement d’hiver, selon les tendances de dame nature, j’ai constaté quelque chose de beau qui est propre à notre petite ville estrienne et surtout étudiante. C’est entre trois et quatre heures trente que ça se passe : c’est à la fin des cours que les brigadiers et brigadières arborent nos coins de rue. Savez-vous qu’ils surveillent les déplacements des jeunes de 31 écoles en Estrie seulement?

À ce moment, je me questionne sur l’importance des travailleurs dans l’industrie actuelle. Il est clair que les brigadiers assurent un rôle de sécurité envers les enfants et étudiants de notre communauté. On peut dire que certains postes ont leur raison d’exister de façon innée. Certains métiers font partie de notre société telle que nous la connaissons et c’est de ceux-là dont je parle, ceux sans qui nous ne pourrions vivre de la même manière. Par contre, d’un autre côté, certains postes peuvent sembler non essentiels ou tout simplement élitistes. Mais quel est notre rôle dans la société, quel est mon rôle? Sommes-nous obligés de changer le monde pour nous sentir complets?

Le rôle de journaliste que je « pratique » en ce moment est un métier qui ne cesse d’être remis en question pour de nombreuses raisons. La lutte incessante du journal papier à l’ère du numérique et de l’information gratuite et partageable ne fait qu’ajouter une pression supplémentaire au problème de base : les gens ne sont plus fidèles à un seul médium. Il est donc normal de se questionner sur le métier du journaliste. A-t-il toujours une vocation d’informer ou si celle-ci a évolué avec le temps?


 

Partager cette publication