Sortir de l'ombre du faucon

Par Marc-Antoine Grégoire

François Bellefeuille était de passage au Vieux Clocher de Magog les 23 et 24 janvier dernier dans le cadre du rodage de son premier spectacle. Cet humoriste de 36 ans qui fera sa rentrée montréalaise le 4 février prochain, n’a rien à envier à personne.

« Si j’avais un faucon, il aurait son nametag ou il serait écrit ‘’Claude Fauchon, chauffeur faucon’’ » est une ligne que vous n’entendrez pas dans le premier one-man show de Bellefeuille. Donc si vous espériez entendre le numéro qui l’a fait découvrir au Québec, vous serez déçu. Mais votre déception risque de s’arrêter là.

En effet, durant l’heure et quart que dure ce spectacle sans entracte, vous ne ménagerez pas vos muscles buccinateurs. En simple, vous aurez mal aux joues à force de rire.

Le personnage colérique de Bellefeuille s’est très rafiné depuis que nous le connaissons ce qui lui permet d’aller dans différents sujets. Les thèmes de son spectacle partent dans tous les sens : amour, conflits mondiaux et « littérature ». Dans cet enchaînement de numéro, on ne reconnaît presque pas le matériel qu’il a présenté dans le passé.

Côté mise en scène, c’est à la fois très sobre et très élaboré. En effet, il n’y a pas de décor physique outre un écran sur lequel est projeté des dessins semblable à l’affiche du spectacle. Cependant, dans certains numéros, l’écran devient un support visuel où est projeté des images qui rendent justice à ce que dit l’humoriste. Par exemple, dans l’un de ses numéros, il parle de refaire la carte du monde et il nous montre sur l’écran comment il la referait et nous expliquant au fur et à mesure les déplacements.

Si ce spectacle d’humour n’est pas le meilleur de l’année, il est au moins dans le top 5. Un humour « rentre-dedans » où un punch n’attend pas l’autre qui n’a laissé personne indifférent dans cette salle comble.

Un seul petit hic vient calmer le jeu. La cadence du spectacle est peut-être discutable. En effet, Bellefeuille attaque son spectacle en lion et fait rire son public aux larmes jusqu’à environ la moitié de son set puis, le rythme ralentit énormément et devient beaucoup plus doux jusqu’à la fin. Était-ce dû à la grippe que l’humoriste combattait? Qui sait. Néanmoins, c’est là le seul point négatif que l’on pourrait nommer de ce spectacle.

La première partie a été assuré par l’humoriste Pierre-Luc Pomerleau. Son humour se mêlait très bien à l’univers de Bellefeuille et la foule fut très généreuse avec lui, contrairement à certaines premières parties qui sont totalement boudées par le public.

François Bellefeuille fait sa rentrée montréalaise le 4 février 2014 puis sillonnera le Québec avec ce spectacle que l’on se doit d’aller voir!


Crédit photo © edudragon.bangbangblog.com

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