S’ouvrir sur le monde grâce au 7e art

Crédit photos Julien Chamberland

Crédit photos Julien Chamberland

Du 8 au 12 avril se déroulait la 2e édition du Festival du Cinéma du Monde de Sherbrooke (FCMS). Après une fin de semaine chargée, l’heure est au bilan pour les organisateurs de l’évènement.

Par Guillaume Turcotte

Pour sa deuxième édition, le FCMS avait bonifié son offre avec un plus grand nombre de cinémas participant et une journée supplémentaire à sa programmation. Avec 70 films, 30 pays représentés ainsi que des conférences, des tables rondes et des débats sur les films projetés, les festivaliers ont été gâtés cette année. « Je pense que les amoureux du cinéma y ont vraiment trouvé leur compte », affirme Malika Bajjaje, cofondatrice et directrice de l’évènement.

Bien que les chiffres officiels soient encore inconnus, cette seconde édition devrait surpasser les 3700 cinéphiles qui avaient fréquenté l’évènement l’an dernier.

Un festival important pour la ville de Sherbrooke

Au printemps, le FCMS ouvre la période des festivals et apporte sa touche unique à la scène culturelle de Sherbrooke. « On a choisi le mois d’avril parce que le calendrier culturel est vide à cette période de l’année », m’explique Malika Bajjaje. Les cinéphiles y trouvent une occasion de s’ouvrir sur le monde et de découvrir les histoires de créateurs des quatre coins du globe.

Bajjaje, qui est aussi la fondatrice du Festival des Traditions du Monde (FTM), souhaitait enrichir l’offre culturelle de la ville. « On trouvait qu’on atteignait notre objectif de diversité culturelle [avec le FTM] par rapport à plusieurs médiums comme le chant et la danse, mais il manquait le cinéma. »

Une scène intéressante pour les réalisateurs d’ici

Pour les réalisateurs estriens, le festival est une occasion de se faire voir en dehors de la métropole montréalaise. Cette année Mathieu Drouin a remporté le volet régional du concours avec son court métrage La marche du funambule. « C’est vraiment une belle reconnaissance, c’est toujours agréable de se faire donner une tape dans le dos » m’a-t-il expliqué au téléphone. Drouin, qui a plusieurs projets sur la table, ajoute ainsi du poids à son CV. « Ça donne de la crédibilité à mon œuvre et à mon talent, c’est sûr que ça va aider pour mes prochaines demandes de financement ».

Et risque-t-on de revoir un de ses films l’an prochain au Festival? « Je me suis posé la question, je n’ai pas de réponse définitive encore, mais je pense que oui! »

On pense déjà à l’an prochain

Le festival est à peine fini qu’on pense déjà à l’an prochain du côté des organisateurs. « Il y a plusieurs choses qu’on a testées et qu’on voudrait améliorer dès l’an prochain. La marche était haute cette année, mais on va essayer de la dépasser pour la prochaine édition » , conclue Malika Bajjaje.

 … Et les gagnants sont…

Cercle d’or du meilleur film (ex aequo) :

— Cañada Morrison (Sciences Naturelles), de Matías Lucches

— Jimmy P., de Arnaud Desplechin.

 

Cercle d’or du meilleur documentaire :

— Le Sel de la Terre, de Wim Wenders & Juliano Ribeiro Salgado

Cercle d’or du meilleur court-métrage estrien :

— La marche du funambule, de Mathieu Drouin

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